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L'IGP méditerranée défend son nom

L'IGP méditerranée a obtenu gain de cause auprès de la cours suprême espagnole chargée dans la défense de la protection de son nom. Son nom est de plus en plus copié.
Par Chantal Sarrazin Le 15 septembre 2020
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L'IGP méditerranée défend son nom
La justice espagnole a tranché en faveur de l'IGP Méditerranée dans une affaire de détournement de son nom. - crédit photo : CC0 Creative Commons
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e succès de l’indication géographique protégée (IGP) méditerranée inspire ses concurrents. « Notre nom est de plus en plus copié, indique Axelle Fichtner, directrice de la fédération Inter-Med. La difficulté, c’est qu’il ne nous appartient pas. Toutefois, notre IGP est reconnue par l’Union européenne et à cet égard, elle bénéficie d’une protection. » La règle est la suivante : les producteurs pays viticoles situés en bordure de la Grande Bleue peuvent en utiliser la terminologie à condition que ce soit dans leur propre langue. C’est ainsi que le dossier concernant une marque espagnole baptisée « Barcelona Mediterranean Wines », engagé par l’Inao et la fédération Inter-Med en 2016, vient de trouver une issue positive.

Un précédent juridique en notre faveur

La cour suprême espagnole a confirmé, cet été, le jugement du tribunal d’appel de Madrid qui avait refusé d’enregistrer le dépôt de cette marque. « Cette décision est un tournant dans la défense de notre dénomination dans ce pays, commente Axelle Fichtner. Elle crée un précédent juridique en notre faveur. » Car, sept dossiers sont encore en cours en Espagne. « C’est le pays où les usurpations sont les plus nombreuses en Europe », précise encore la responsable.

Un budget dédié à la défense de l'indication

« Nous avons, récemment, décidé d’affecter un budget de 15 000 euros par an à la défense de l’IGP », ajoute-t-elle. À ce jour, l’interprofession a suivi 59 dossiers dont 35 sont encore en cours. Depuis l’an passé, elle a décidé de renforcer la veille juridique aux États-Unis en s’attachant les services d’un avocat sur place. Outre-Atlantique, elle a ainsi trouvé un accord amiable avec des producteurs italiens qui exportaient un vin baptisé Mediterra. Deux autres marques litigieuses sont encore sur la sellette : Les Vallons de la Méditerranée et Mediterranean By René Barbier.

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