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Soutien de la filière

Passage éclair de Jean Castex en Champagne

Vendredi 04 septembre 2020 par Marion Ivaldi

Maxime Toubart, président du SGV : « L’aide à la distillation crée une fracture entre les vignobles du Nord et du Sud. La Bourgogne, l’Alsace, Sancerre et la Champagne n’en sont pas bénéficiaires et pourtant, nos exploitations sont touchées par la crise de la Covid-19 »
Maxime Toubart, président du SGV : « L’aide à la distillation crée une fracture entre les vignobles du Nord et du Sud. La Bourgogne, l’Alsace, Sancerre et la Champagne n’en sont pas bénéficiaires et pourtant, nos exploitations sont touchées par la crise de la Covid-19 » - crédit photo : SGV
La venue du premier ministre, Jean Castex, à Chalon-en-Champagne ce 4 septembre a été l’occasion pour le président du Syndicat des vignerons, Maxime Toubart, du lui exposer les revendications du vignoble.

Le premier ministre Jean Castex aura fait preuve d’efficacité lors de sa rencontre avec les professionnels de la viticulture et de l’agriculture ce 4 septembre à Chalon-en-Champagne. Si l’échange a été plutôt bref, Maxime Toubart, président du Syndicat des vignerons de la Champagne se dit satisfait de la rencontre. « Nous avons pu transmettre au premier ministre les sujets importants pour le vignoble de la Champagne », indique-t-il à l’issu de la rencontre.

Exonérations charges sociales

Sujets au premier rang duquel figure l’exonération des charges sociales des exploitations pour permettre aux entreprises de supporter la crise liée à la Pandémie mondiale. Le seuil de 80 % de pertes fixés par le gouvernement est, selon le SGV, bien trop élevé. « Le passé nous a montré qu’il valait mieux aider les exploitations avant qu’elles ne se trouvent trop fragilisées. Or le seuil de 80 % est un seuil très élevé » regrette Maxime Toubart. Ce dernier souligne également que le dispositif de distillation ne bénéficie qu’aux vignobles du Sud de la France. « L’aide à la distillation crée une fracture entre les vignobles du Nord et du Sud. La Bourgogne, l’Alsace, Sancerre et la Champagne n’en sont pas bénéficiaires et pourtant, nos exploitations sont touchées par la crise de la Covid-19 » s’alarme-t-il. Sur le sujet, le gouvernement veut continuer à travailler et notamment répondre aux cas par cas selon les situations. « En Champagne, il y aura 15 000 cas particuliers » a souligné Maxime Toubart. Le sujet pourrait être sur la table d’une prochaine rencontre qu’il reste encore à fixer.

Soutien à la transition environnementale

L’échange avec le Premier ministre a également permis de revenir sur la prolongation des autorisations de plantation au-delà de 2030. L’Etat français défendra cette position, lui a-t-on assuré. Par ailleurs, Maxime Toubart a insisté sur la nécessité d’accompagner l’investissement dans la transition écologique. « On ne peut pas demander des changements de pratiques qui baissent la rentabilité des entreprises sans apporter un accompagnement ». Le président a également demandé une simplification administrative de l’accès aux aides du plan d’urgence. Il a enfin plaidé pour faciliter l’exportation des vins en Europe.

Action pour la restauration

L'entretien a également permis de souligner l'importance de soutenir le secteur de la restauration. "Enfin, la Champagne propose de compléter le plan de relance par une action résolue de soutien de la gastronomie française et de la restauration, qui sont déterminants pour son économie : la Champagne demande une mesure forte de relance de ce secteur sinistré par le confinement et une réouverture en demi-teinte. La vente de vin est un poste clé de l’équilibre financier des établissements : il est proposé d’appliquer à la vente de boissons alcooliques, comme c’est déjà le cas en Corse, le même taux que celui des prestations de restauration à consommer sur place, soit 10%" indique le syndicat dans un communiqué.

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