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Bonne idée

Clairéo débarrasse les vignerons de la gestion des effluents vinicoles

Mardi 11 août 2020 par Marion Bazireau
Article mis à jour le 13/08/2020 17:03:06

Deux cuves de traitement des eaux du chai sont placées dans ces containers maritimes à la façade personnalisable.
Deux cuves de traitement des eaux du chai sont placées dans ces containers maritimes à la façade personnalisable. - crédit photo : Clairéo
Et si, pour une fois, vous n’aviez rien à faire pour vous mettre en conformité avec la loi ? C’est ce que vous propose l’entreprise Clairéo, spécialisée dans le traitement des effluents vinicoles.

« Depuis quelques semaines, les vignerons peuvent nous louer des containers de traitement des effluents vinicoles, pour 3 ou 10 ans » annonce Matthieu Planté, dirigeant de l’entreprise bordelaise Clairéo. Baptisée « Vin-E-Co », cette solution convient aux exploitations de 10 à 40 ha qui n’ont pas les moyens d’investir dans leur propre station, « ou à ceux qui reprennent un domaine et n’ont pas encore les idées claires sur les quantités d’effluents qu’ils vont devoir traiter. »

"Nous pilotons tout à distance"

Les containers Vin-E-Co renferment deux cuves. La première est dédiée à la collecte et au prétraitement des eaux du chai. « Lorsqu’elle atteint un certain niveau, elle est automatiquement dirigée vers la seconde cuve et traitée par microbullage » poursuit Matthieu Planté. 

Le système est installé, programmé, et piloté à distance par Clairéo grâce à des sondes et à une carte SIM.

Le viticulteur peut visualiser le process sur un écran tactile mais il n’a besoin de toucher à rien. En fin de campagne, il paie la prestation en fonction du volume traité, autour de 80€/m3.

En se débarrassant de la gestion des effluents, il fait aussi un geste écologique. « Il n’a plus besoin de stocker ses déchets puis de faire appel à un transporteur. »

Un outil marketing

S’il le souhaite, il peut même faire de son container un outil marketing. « Nous travaillons avec deux graphistes bordelais qui peuvent le personnaliser à la demande du client » reprend Matthieu Planté.

Plein d’idées pour faire vivre sa société, le dirigeant a aussi imaginé un label « Viticulteur respectueux du milieu aquatique », à apposer sur le container. « Nous le renouvellerons tous les ans après analyses de l’eau de nos clients après traitement. Cela vaut pour Vin-E-Co, mais aussi pour nos autres stations. »

Clairéo vient d’ailleurs d’obtenir un financement de l’Ademe (Agence de la transition écologique) pour développer un logiciel facilitant le contrôle de la qualité des eaux traitées. « Grâce à des sondes d’oxygène dissous, de conductivité, de turbidité, et à un algorithme, nous souhaitons prédire les teneurs des paramètres habituellement surveillés tels que la demande chimique en oxygène, la demande biochimique en oxygène, ou le pH. »

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