LE FIL

Mouiller le maillot

Vendredi 17 juillet 2020 par Marion Ivaldi-Sepeau

« Vous n'allez pas me faire peur avec votre tee-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler » avait déclaré Emmanuel Macron en visite à Lunel, le 23 mai 2015. Le travail est plus que jamais au centre de la question de l’enjeu de la relance. Et, pour la viticulture ce n’est pas pour revêtir un costume mais pour se positionner sur une question déterminante : celle de la productivité du vignoble en relation avec des stocks déjà trop gonflés. Faut-il faire un plan de départ volontaire avec arrachage et donner l’opportunité aux entreprises pérennes d’étoffer leur productivité ? Ou faut-il conserver l’outil de production en prévision de temps plus doux quitte à ce que chacun donne un coup de ciseau dans la productivité de ses vignes ? Les réponses ne sont pas les mêmes suivant les économies régionales. La variable d’ajustement se joue sans équivoque sur le terrain de l’allègement des charges sociales patronales, de manière à baisser le coût de travail et maintenir la marge en limitant l’épaisseur de l’ourlet sur la productivité. Le gouvernement, refusant d’accéder à la demande syndicale sur cette question du coût du travail, a porté un coup en dessous de la ceinture. Il reste donc à tailler le patron d’une productivité la plus équitable possible et à mouiller le maillot.

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