LE FIL

Oenotourisme

L’été sera chaud au Château de l’Hospitalet

Vendredi 19 juin 2020 par Michèle Trévoux

Dominique Rieux et Gérard Bertrand annoncent le maintient du festival Jazz à l'Hospitalet.
Dominique Rieux et Gérard Bertrand annoncent le maintient du festival Jazz à l'Hospitalet. - crédit photo : Michèle Trévoux
La crise du Covid 19 a bousculé la saison touristique au Château de l’Hospitalet, mais le Festival Jazz à l’Hospitalet est maintenu et l’offre oenotouristique s’est étoffée pour s’adapter à une clientèle plus française et européenne.

Cette année, on continuera à faire la fête au Château de l’Hospitalet. Après mûre réflexion, Gérard Bertrand, propriétaire des lieux et organisateur du festival Jazz à l’Hospitalet, a annoncé le maintien de cet événement musical, qui rassemble chaque année 1500 personnes pour chacun des 5 diners-concerts en plein air. « Nous avons attendu le dernier moment pour nous décider. Alors que 95 % des festivals sont annulés cette année en France, nous maintenons cette 17eme édition, avec une programmation revue et une jauge ramenée à 1000 personnes par soirée. Après cette période de confinement, il est nécessaire de reconnecter les gens et de leur proposer des moments conviviaux de rencontre », a-t-il plaidé lors d’une conférence de presse ce vendredi 12 juin. exclusivement français cette année.

Les soignants invités d’honneur

Dominique Rieux, le directeur artistique du festival, a complétement remanié la programmation faisant appel à des artistes Du 21 au 26 juillet se succèderont Patrick Bruel, Cali, Kimberose, Christophe Maé et Jean-Baptiste Guégan. L’organisation du dîner est également repensé avec un service sur table en remplacement des buffets. Pour rendre hommage « à ceux qui ont été en première ligne face à l’épidémie », 300 à 400 invitations seront offertes aux personnels soignants des unités Covid-19 des hôpitaux de la région ainsi qu’aux médecins généralistes et infirmières libérales du Grand Narbonnais.

Yoga et VTT en pleine nature

Côté oenotourisme, l’activité repart également. Le caveau-boutique a réouvert ses portes le 18 mai après deux mois de fermeture. L’hôtel de 38 chambres et le restaurant sont également prêts à recevoir la clientèle, toutes les mesures sanitaires ayant été mises en place : distanciation à l’intérieur avec espacement des tables, gel hydro alcoolique, vitres, service avec des masques etc. Le restaurant a étoffé son offre avec une formule plus simple et rapide à midi et le soir, en complément des menus gastronomiques qui sont maintenus. Côté hôtellerie, l’offre a également été adaptée au contexte du covid avec de nouvelles activités pour s’occuper sur le site : 3 parcours de randonnées à travers le vignoble, des cours de yoga dans le parc ombragé, des balades en VTT accompagnées qui viennent enrichir les activités œnologiques.  « Cette année, nous n’aurons pas la clientèle américaine ou asiatique. Notre fréquentation sera plus française et européenne, mais nous pensons que les séjours seront plus longs. Nous sommes un établissement à taille humaine, situé au cœur d’un domaine de 1000 ha, dont 82 ha en vignes cultivées en biodynamie. Ce sont des éléments très rassurants pour notre clientèle, nous sommes confiants pour cette saison, les réservations démarrent bien », a indiqué le directeur du site Alexandre Agop, le directeur du Château l’Hospitalet. Habituellement, un tiers de la clientèle de l’établissement vient de l’étranger.

Clos du Temple, meilleur rosé du monde

C’est une distinction que Gérard Bertrand savoure. Son rosé, Le Clos du Temple 2019, produit sur le terroir de Cabrières dans l’Hérault, a été élu meilleur rosé du monde, ex-aequo avec la cuvée Garrus du Château d’Esclans. Les deux vins ont reçu la même notre de 96/100, lors de la dégustation entièrement à l’aveugle organisée par Drinks Business. « Le Languedoc est capable de faire d’aussi grands rosés que la Provence. Pas meilleurs mais aussi brillants », souligne le magazine britannique.  Le Clos du Temple est un assemblage de vieilles vignes de cinsault, grenache, syrah, mourvèdre et viognier, plantés sur un clos de 8 ha, conduits en biodynamie sur la commune de Cabrières. Il a été élevé 7 mois en fûts. Ce rosé iconique, conditionné dans un flacon design à la base carrée, est vendu 190 € la bouteille. Une nouvelle cave de vinification, conçue par l’architecte montpelliérain François Fontès est en cours de construction au cœur de ce clos. Elle sera opérationnelle à partir de novembre prochain.

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