LE FIL

Stockage de confinement

Vignerons, anticipez la hausse annoncée des prix du GNR

Lundi 20 avril 2020 par Alexandre Abellan

« C’est le moment de remplir vos cuves de GNR ! » estime la France Agricole.
« C’est le moment de remplir vos cuves de GNR ! » estime la France Agricole. - crédit photo : Cédric Faimali/GFA
Le confinement étant propice aux achats de mise en réserve, les prix actuels du Gazole Non Routier sont d’autant plus attractifs qu’ils ne vont pas durer.

« 53 centimes le litre pour 5 000 litres, c’est la bonne affaire réalisée ce mardi 14 avril 2020 par un agriculteur du Gers » rapporte la FranceAgricole, qui souligne qu’alors que les prix tournent entre 50 et 60 centimes le litre (« selon les régions et les quantités livrées »), « l’aubaine ne devrait pas durer car les pays producteurs de pétrole organisent la remontée des prix ». L’épidémie mondiale de coronavirus et le grand confinement qui en découle amènent la consommation mondiale de pétrole à un niveau si bas que les cours suivent.

En réaction, l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP+) va réduire la production de ses 23 états membres pour rééquilibrer l’offre à la demande, et augmenter les cours. « A compter du premier mai, les pays membres de l’Opep+, dont font partie la Russie et le Mexique [ainsi que l’Arabie Saoudite], réduiront leur production de pétrole de 9,7 millions de barils par jour. Il s'agit donc de la plus importante baisse de production de l’histoire » rapporte Terre-Net. Validé ce 12 avril, cet accord représente une baisse de 10 % de l’extraction quotidienne de pétrole brut, avec un plan de baisse de la production mondiale de pétrole jusqu’en 2021, voire 2022. « Dès la fermeture des robinets, le prix du baril devrait mécaniquement remonter. Il ne reste donc que peu de temps pour remplir sa cuve de GNR à un prix historiquement bas. À condition de trouver un transporteur disponible pour vous livrer » prévient la France Agricole.

"Aléas des cours du pétrole"

Malgré cet accord historique, « les opérateurs [pétroliers] redoutent que l'effort ne soit pas suffisant pour faire face à la forte surproduction. La baisse de consommation liée au coronavirus se chiffre à près de 30 millions de barils par jour ! Les marchés agricoles pourraient donc continuer d'être impactés par les aléas des cours du pétrole pendant encore un bon moment » nuance Terre-Net.

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