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Mise en garde de l'IFV
Le cuivre n'échappera pas longtemps à la ZNT riverains

Selon l'Institut Français de la Vigne et du Vin, l'instauration de Zones de Non Traitement riverains pour les produits cupriques n'est qu'une question de temps.
Par Bertrand Collard Le 20 février 2020
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Le cuivre n'échappera pas longtemps à la ZNT riverains
Jean-Pierre Van Ruyskenvelde, directeur général, et Bernard Angelras, président réélu de l'IFV. - crédit photo : B. Collard
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« Il faut s’attendre à voir arriver des ZNT riverains sur les cuivres, prévient Bernard Angelras, président de l’IFV. L’AMM (autorisation de mise en marché) de beaucoup de produits cupriques doit être renouvelée cette année. Ils [l’Anses, NDLR] vont mettre des ZNT à cause de la toxicité du cuivre par voie cutanée pour l’homme. »

Le 19 février, à l’occasion de sa réélection pour un nouveau mandat de trois ans à la tête l’institut technique de la vigne et du vin, Bernard Angelras a fait un point sur les priorités pour son institut et abordé quelques sujets d’actualité. La première priorité découle de l’instauration des ZNT riverains : la réduction de la dérive.

Filets et adujvants

Les adjuvants, les filets, les traitement dirigés uniquement vers l’intérieur des parcelles réduisent-ils la dérive ? de combien ? L’IFV va mettre au point un protocole pour répondre à ces questions très pratiques qu’il soumettra à l’Anses pour homologation. Cette étape franchie, l’IFV testera ces solutions et soumettra ses résultats à l’Anses qui validera ou non ces méthodes de réduction de la dérive.

L’enjeu pour la filière est très concret car les vignerons mettant en œuvre des solutions homologuées pourront réduire leur ZNT à 5 m voire, 3 m. Cependant, il ne faut pas s’attendre à des résultats avant l’an prochain. Pour cette campagne, seuls les pulvés admis pour réduire la ZNT eau, le seront aussi pour réduire à 5 m la ZNT riverains.

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Priorités

Outre ce sujet brûlant, l’IFV a pour priorités : le changement climatique, la transition écologique et les profils de vins en phase avec les attentes des marchés. De manière plus surprenante pour un institut technique, l’IFV veut aussi apporter sa pierre à la formation d’une main d’œuvre qualifiée et à revalorisation des métiers de la vigne. « On va apporter des éléments techniques dans le cadre des lycées », explique Bernard Angelras.

Enfin pour mettre en œuvre ce programme et rester proche du terrain, toutes les unités régionales de l’institut seront conservées.

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Tous les commentaires (9)
LC Le 15 mars 2020 à 20:43:57
@PG, comparer les OGM à des solutions durables, Churchill va se retourner dans sa tombe. Les OGM n’apportent aucune avancée environnementale puisqu’ils nécessitent autant de phytos après quelques années de culture. Les variétés de vignes dites résistantes ont besoin de protection phyto, et les variétés allemandes dites résistantes sont devenues aussi sensibles que les vinifiera. Par contre, le parallèle entre variétés de vignes résistantes et OGM est sans ambiguïté, ce choix aura l’avantage de faire payer les producteurs et d’enrichir les obtenteurs, sans apporter de solution durable. Et d’ailleurs, ces nouvelles variétés ne sont elles pas des OGM, comme l’a affirmé la revue des vins de France et aussi la revue des œnologues dans leurs publication. Sans doute, puisque aucun démenti n’est paru suite à leurs articles! Il y’a un vrai problème de conflit d’intérêt entre l’évaluation du cuivre et la production de variétés résistantes. Le cuivre a 40 kg par ha était un problème, à 4 kg maxi, c’est un oligo-élément utile mais qui n’apporte aucun royaltie, il faut donc l’interdire...
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PG Le 06 mars 2020 à 15:33:00
L' IFV se contente de dire , tout comme Churchill en sont temps, que si nous ne nous mettons pas en quête de solutions durables , nous aurons des ZNT même pour les produits bio. Tout comme ceux qui voulaient la paix eurent la guerre et le déshonneur , faute de voir les faits tels qu'ils sont. Nous savons tous que vitis vinifera ne possède pas les gènes de résistance aux maladies qui nous préoccupent. La vigne est sous perfusion , une anomalie ecologique . Il y 150 ans qu'elle aurait du disparaitre. La seule solution viable est l' introduction des gènes de résistance. Ces gènes, seules les vignes "américaines" les possèdent. L' avenir , c' est la génétique… Qu'on le veuille ou non. Car , si les produits phyto ne sont pas anodins , ne me fêtent pas croire que les substance bio le sont . Si c' était le cas , elles ne seraient pas efficace . Il est vrai qu'elle n' est pas toujours au rendez-vous l' efficacité… Si non , tout le monde passerai en bio . Logique , non?
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Zorro Le 28 février 2020 à 19:32:13
Le cuivre est inoffensif, les Bio vous le disent, c'est parole d'évangile. Bon c'est vrai qu'à l'époque des Romains c'était couramment utilisé comme poison pour éliminer les gens gênants, mais ça, c'était avant. Maintenant les communicants du lobby BIO le savent, c'est du cuivre propre. Et puis à la TV ils ont dit c'est BON, c'est BIO c'est B, et BIO C BON donc on ne voit pas pourquoi il faudrait chercher midi à quatorze heures.
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Val?rie Murat Le 28 février 2020 à 09:12:20
@MG en suivant ce lien, vous pourrez telecharger la fiche toxicologique du cuivre de l INRS. Vous pourrez vérifier les phrases de risques de la substance : http://www.inrs.fr/publications/bdd/fichetox/fiche.html?refINRS=FICHETOX_294
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Michel Le 26 février 2020 à 21:50:22
Bravo MG, l’université de Lisbonne parle des dangers du cuivre, je croyais que les scientifiques ne parlaient que de ce qu’ils étaient en capacités de prouver! Cela résume bien tout le problème concernant la attaques à l’endroit de la viticulture biologique qui utilise 10 fois moins de cuivre aujourd’hui qu’à l’époque que vous évoquez. Pour ce qui est du problème du cuivre dans l’eau, il provient exclusivement( ou presque exclusivement de l’industrie et des eaux usées, le cuivre utilisé en agriculture est bloqué dans les sols, et le problème en cas d’excès ne concerne que la parcelle. La vie microbienne, animale et végétale ne fonctionne qu’en présence de cuivre, et aucune preuve de problème aux doses actuellement utilisées. Quant aux maladies les plus préoccupantes pour les vignerons, il semble qu’il s’agit plutôt de Parkinson, alzheimer, de tumeurs au cerveau, mais sans doute pouvez vous trouver une relation avec le cuivre... Vignerons bio, nous n’aimons pas le cuivre, nous savons qu’il est indispensable à la vie, qu’il est ridicule de le stigmatiser, que c’est un moindre mal. Nous demandons également que soit développé une recherche sérieuse avec des moyens équivalent à ceux déployés pour l’obtention de variétés résistantes afin d’obtenir une alternative au cuivre et conserver nos cépages sans chimie de synthèse et ce, pour le bonheur de l’humanité!
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Val?rie Murat Le 26 février 2020 à 19:14:28
@MG si ces études étaient réellement significatives, alors l'INRS n'aurait pas établit cette fiche toxicologique avec ces phrases de risques bénignes, en suivant ce lien vous pouvez consulter ou télécharger la fiche complète : http://www.inrs.fr/publications/bdd/fichetox/fiche.html?refINRS=FICHETOX_294 Bien à vous
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MG Le 26 février 2020 à 15:55:28
@ Valérie Murat : la Faculté de medecine de Lisbonne a fais une étude en 1969 est parle du "syndrome du poumon des pulvérisateur de vigne". En 1977, l'OMS « a révélé l’incidence élevée des cancers des cellules alvéolaires chez des vignerons chargés de pulvériser de la bouillie bordelaise ». En 1991 l'UE veux interdire le cuivre responsable de cirrhose si trop présent dans l'eau. Si vous me dites que la cirrhose et les poumons qui se dégénèrent, c'est pas des pathologies lourdes ...
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Val?rie Murat Le 25 février 2020 à 16:53:07
A ce jour il n existe AUCUNE étude établissant un lien avec des pathologies lourdes et irreversibles contrairement à l exposition aux pesticides de synthèse. Pour l'exposition aux produits de L industrie chimique, en revanche, les liens avec cancers, lymphomes, parkinson...etc ne cessent de s accumuler. Voir ne serait que la meta étude de L Inserm publiée en 2013. C est franchement regretable que le Dr de l IFV colporte de telles rumeurs sur le cuivre et qu elles soient reprises dans cette publication de vitisphere. Je dis publication et pas article, car ce sont les journalistes qui écrivent des articles où les informations sont vérifiées et confrontées.
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Etienne Le 25 février 2020 à 11:48:24
l'ANSES a mis une ZNT de 10m sur du soufre alors que le soufre est censé être un produit de bio contrôle ! en France on fait vraiment n'importe quoi mais ca occupe bien des gens à l'IFV
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