LE FIL

Vin biologique

Estandon Coopérative en Provence sort son rosé CAB

Mercredi 12 février 2020 par Marion Sepeau Ivaldi

Philippe Brel, directeur général d'Estandon Coopérative en Provence : «notre idée est qu’il faut travailler le sol le moins possible et éviter les sols nus »
Philippe Brel, directeur général d'Estandon Coopérative en Provence : «notre idée est qu’il faut travailler le sol le moins possible et éviter les sols nus » - crédit photo : Marion Sepeau Ivaldi
L’Union, présente su Wine Paris, présente une série de nouveautés. Parmi elles, un rosé CAB en AOC Coteaux Varois en Provence.

C’est sous la marque Saint Louis en Provence que le rosé Coteaux Varois en Provence est proposé avec la certification CAB. Il s’agit d’une des toutes premières cuvées provençales à obtenir le label jusqu’ici réservé aux vins du Languedoc. Depuis la vendange 2019, les producteurs provençaux y ont accès. Cette certification permet ainsi de mieux valoriser les vins de la cave de la Roquière qui a débuté sa conversion biologique en 2018, année de la pression du mildiou. « Malgré cette difficulté, les producteurs ont tenu le coup » assure Philippe Brel, directeur d’Estandon Coopérative en Provence. En 2021, la cave devrait produire 25 000 hl de vins bio.

Deux nouvelles cuvées bio

L’Union dévoile deux autres cuvées en bio. La première est une IGP Var, baptisée Terre Nouvelle. Vinifiée sur le site de la cave coopérative de Brignoles, elle est destinée au circuit caviste. La seconde est baptisée Estandon Génération, un IGP Coteaux Varois en Provence. Destinée au circuit GMS, son nom évoque à la fois les jeunes consommateurs, la génération de viticulteurs qui s’engagent dans la bio ainsi que la transmission d’une terre vivante.

Engagement pour des sols vivants

Cette question de la terre, de la vie des sols est par ailleurs au centre d’un nouveau projet d’Estandon Coopérative en Provence. L’union a tissé un partenariat avec l’association Pour une agriculture du vivant. « Nous abordons la question de la protection des sols en mettant en place des expérimentations notamment pour les semis ainsi que des modules de formation » explique Philippe Brel, qui insiste «notre idée est qu’il faut travailler le sol le moins possible et éviter les sols nus ». Le partenariat se concrétise également par des actions en agro-foresterie avec la plantation de 700 arbres, soient 26 espèces par trois viticulteurs. Ces arbres sont soient implantés à l’intérieur des parcelles, soient autour. « Nous travaillons aussi sur la trogne (formation en têtard des arbres) car elle permet aux racines de plonger plus profond dans le sol et donc de ménager la concurrence hydrique avec la vigne » indique Philippe Brel.

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2020 - Tout droit réservé