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Cuivre et plants bios, état des lieux de la réglementation en cours

Intervenant ce 28 janvier sur le salon Millésime Bio, Olivier Nasles, président du Comité national de l'Agriculture biologique de l'Inao est revenu sur l'utilisation du cuivre, son emploi dans les ZNT riverains et la production de plants biologiques.
Par Marion Sepeau Ivaldi Le 30 janvier 2020
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Cuivre et plants bios, état des lieux de la réglementation en cours
La nouvelle réglementation cuivre s'applique cette année. - crédit photo : CC0 Creative Commons
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Le dépassement de la dose de cuivre autorisée relève désormais de la législation générale sur les produits phyto.

Depuis le premier janvier, la réglementation fixe à 4 kg/ha la dose de cuivre applicable. Cette dose de cuivre peut être lissée sur 7 ans (soit 28 kg appliqués au total sur cette durée). Attention, ce lissage ne s’applique qu’aux produits le mentionnant dans leur AMM. Il convient donc de bien lire l’étiquette. Par ailleurs, le calcul du lissage se fait à compter du 1er janvier 2020.

Désormais, un dépassement de la dose de cuivre autorisée ne pourra être sanctionné par l’organisme certificateur bio. En effet, la réglementation sur l’usage du cuivre est désormais la même en agriculture conventionnelle et en agriculture bio. L’organisme certificateur a pour obligation d’en informer le SRAL qui prendra les sanctions et pourra, le cas échéant, retirer la certification bio à l’opérateur.

 

2 Usage du cuivre dans le cadre de l’application des ZNT riverains

Les ZNT riverains prévoient des distances de sécurité depuis la limite de propriété où l’application des produits phytosanitaires est interdite (sauf ceux imposés par les luttes obligatoires comme la flavescence dorée). Pour les produits de biocontrôles ou à faible risque : il n’y a pas de distances d’application. Pour le cuivre, il existe un débat pour savoir si oui ou non, la substance est considérée comme substance de base. Selon Olivier Nasles, les premiers échos sont plutôt optimistes et le cuivre devrait pouvoir s’appliquer sans distance de sécurité.

 

3 Réflexions sur un cahier des charges de plants bio

L’Inao a créé un groupe de travail pour la rédaction d’un cahier des charges de plants bios. Selon Olivier Nasles, il faudra trancher plusieurs sujets comme celui du traitement contre la flavescence dorée ou l’usage du cuivre. Mais le plus grand enjeu est celui de la production elle-même. En effet, la production biologique impose la continuité du sol pour la production des greffés-soudés. « Il faut environ 1000 hectares de terres nues pour permettre à la pépinière bio de produire les plants » estime-t-il. De quoi faire augmenter le coût de production de plants bios, estime-t-il. « Si le prix des plants bios est trop élevé, alors il sera peut-être plus intéressant pour un viticulteur d’attendre la conversion de ses vignes ».

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