LE FIL

Alerte sur les homologations routières

Tous les anciens matériels roulants achetés neufs doivent être immatriculés au 1er janvier 2020.

Jeudi 19 décembre 2019 par Vincent Gobert

Enjambeur Dogger 280 et remorque Duchesne, au village vigneron des Loges, Pouilly-sur-Loire.
Enjambeur Dogger 280 et remorque Duchesne, au village vigneron des Loges, Pouilly-sur-Loire. - crédit photo : Wikimedia Commons
Il y a urgence ! Il ne vous reste que 10 jours pour être en règle : les matériels roulants mis en service depuis 2013 doivent être immatriculés à partir du 1er janvier 2020.

Il y a urgence ! Il ne vous reste que 10 jours pour être en règle. Les matériels roulants mis en service après le 31 décembre 2012 devront tous être immatriculés à partir du 1er janvier 2020. L’alerte est donnée ce 18 décembre par le syndicat des distributeurs de matériel, le Sédima. A partir du 1er janvier 2020, les homologations routières des engins neufs selon la réception nationale entre 2013 et 2019 seront caduques. Concrètement, tous ces matériels circulant actuellement sans plaque d’immatriculation devront obligatoirement posséder une carte grise et porter une plaque. Sont concernés les remorques et semi-remorques, les matériels semi-portés et traînés, les automoteurs de récolte et de pulvérisation ainsi que les tracteurs spéciaux comme les enjambeurs. Les homologations MAGA depuis 2010 englobant aussi les quads et SSV sont aussi concernées. Les tracteurs standards bénéficiant d’une homologation européenne et les véhicules portant une plaque constructeur avec la référence 167/2013 ne sont pas concernés.

Interdiction de rouler et décote en vue

La responsabilité d’immatriculer un véhicule vous incombe. Dans 12 jours, il sera interdit d’immatriculer ces machines. Elles n’auront plus le droit de circuler sur la voie publique et subiront certainement une décote importante lors de leur revente. «Il y a des matériels concernés par ce problème dans toutes les exploitations, reconnaît le Sédima, notamment parce que les agriculteurs n’ont pas été assez informés sur les échéances et les conséquences de la non-immatriculation. Les organisations agricoles sont à la traîne sur ce sujet », rapporte La France Agricole.

Dérogation en urgence

Tout n’est pas perdu. Le Sédima a obtenu du ministère en charge des Transports une dérogation exceptionnelle offrant un délai d’un an pour immatriculer les matériels concernés. Il faudra néanmoins que ces derniers soient répertoriés et que leurs numéros de série figurent sur une liste que le Sedima doit établir d’ici au 31 décembre 2019. Si vous êtes en possession d’un engin acheté entre le 1er janvier 2013 et le 31 décembre 2019, que la réglementation lui impose d’être immatriculé et qu’il ne l’est pas encore, il vous est fortement conseillé de vous rendre rapidement chez votre distributeur pour l’inscrire sur la liste des dérogations. Il faudra alors s’acquitter du prix de la carte grise, soit environ 150 euros par matériel concerné.

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