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Vente en vrac
Un départ timide pour le côtes de Provence rosé

Le début de campagne est bien moins extravagant qu'en 2018. Les prix fléchissent. Les rosés premiums sont le coeur de ces premiers achats.
Par Claire Furet-Gavallet Le 13 décembre 2019
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Un départ timide pour le côtes de Provence rosé
En 2018, à la même période, le volume cumulé tous millésimes était de 119 508 hectolitres - crédit photo : Anne Loubet
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0% de volume vendu en moins par rapport à 2018 à la même période. Et pourtant personne ne s’en plaint. Début décembre, producteurs et acheteurs de côtes de provence rosé semblent confiants. « Des affaires se font, la situation est saine. Nous sommes en décalage de 15 jours par rapport à l’année passée mais tout est en train de se négocier maintenant » explique Jean-Pierre Bertri, président des courtiers de Provence.

A la cave coopérative des vignerons de Carcès, « Rien n’est officialisé pour l’instant. Les négociations sont un peu plus longues que d’habitude. Mais elles sont bien parties » commente Jérôme Grosso, président.

330 €/hl

Consciente de l’incertitude née des pertes de part de marché dans la grande distribution française et de la surtaxe américaine, « la production a fait un effort, baissant légèrement son prix à 330 €/hl contre 350 €/hl en 2018 » indique Philippe Brel, directeur général d’Estandon vignerons et responsable de la commission économique du CIVP, l’interprofession.

Pour l’heure, seuls les vins premiums et milieu de gamme intéressent les acheteurs. « Le marché du basique est totalement inactif même si, de plus en plus, les caves vont vers un maximum de volume en premium » constate Jean-Pierre Bertri. Les rosés milieu de gamme se vendent autour de 320 €/hl.

Pour l’heure, seuls les vins premiums et milieu de gamme intéressent les acheteurs

En conséquence, beaucoup de vendeurs s’attendent à une baisse de prix en fin de campagne lorsqu’il s’agira d’écouler les lots basiques. D’autant que les distributeurs sont à l’affût. « Ils demandent des vins moins chers pour le marché français, il ne faut pas céder » explique Philippe Brel. Cependant si le marché USA recule, les opérateurs devront bien envisager un retour sur le marché national, moins valorisé.

Mais rien n’est écrit. La récolte 2019 n’est supérieure que de 2% à la petite récolte 2018. Les stocks sont faibles. Selon l’interprofession, sur les 45 000 hl de côtes de Provence rosé vendus au 30 Novembre, seulement 8000 hl sont du millésime 2018. « Il ne reste que très peu de stock et toujours une demande pour des rosés de 2018 » rassure Philippe Brel.

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