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Mois sans alcool
Les hygiénistes défendent bec et ongles le "janvier sec"

Dénonçant le « lobby alcoolier », les associations anti-alcool se mobilisent pour maintenir la campagne prévue par le ministère de la Santé et son agence Santé Publique France.
Par Alexandre Abellan Le 21 novembre 2019
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Les hygiénistes défendent bec et ongles le
Pour l’ANPAA, « le mois de janvier est privilégié car le grand public serait davantage prêt à bousculer ses habitudes après les excès de fin d’année ». Pour la filière vin, c'est mois de son saint-patron : Saint-Vincent. - crédit photo : DR
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Révélé par Vitisphere*, l’opposition du président Emmanuel Macron au concept d’un « Janvier Sec » en 2020 fait perdre leur sang froid aux tenants d’une politique hygiéniste stricte. « Si cette déclaration venait à se confirmer, elle montrerait l’influence majeure de la filière alcool sur les choix politiques en matière de santé publique » dénonce ainsi l’Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie (ANPAA).

L’ANPAA a également signé la lettre de la Fédération Française d’Addictologie (FFA) au président de la République lui demandant ce 18 novembre de laisser le premier mois sans alcool français se dérouler comme prévu. Et lui indiquant que « votre mandat ne peut être marqué par l'évitement systématique de la prévention du risque alcool sous la contrainte d'un lobby qui ne défend que ses propres intérêts », alors que « nous estimons que, porteurs de l'intérêt général et non d'intérêts particuliers, nous méritons la même écoute et la même attention ».

Budgets fléchés et gens au travail

Regrettant sur le même ton que l’initiative du ministère de la Santé (via Santé Publique France) soit étouffée dans l’œuf, Nathalie Latour, la déléguée générale de la FFA, déclare à l’AFP avoir « eu de source sûre une confirmation que la campagne ne serait pas portée par l'Etat. Il y a eu des arbitrages sur un coin de table qui interrogent, alors que des budgets étaient fléchés et des gens au travail ». Du Dry January au Royaume-Uni à la Tournée Minérale en Belgique, 14 campagnes pour un mois sans alcool existent dans le monde selon la FFA.

Ce mois sans alcool « propose aux personnes qui le souhaitent de faire une pause avec l’alcool pendant un mois afin de constater les bénéfices sur leur corps et dans leur quotidien. L’objectif n’est évidemment pas de conduire à une abstinence totale, mais de s’interroger sur sa consommation et de prendre conscience du rapport qu’entretient la société avec l’alcool » précise la lettre au président de la République. Qui a pour sa part certifié à la filière que le premier mois de 2020 ne verra pas naître de campagne « janvier sec ».

 

 

* : Présenté par l’ANPAA comme un « canal d’information » de la filière, mais comme un « site qui représente le lobby viticole » selon Europe1.

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Tous les commentaires (1)
Kyoxilbuzz Le 28 novembre 2019 à 08:06:09
Hygienistes, Arretez...de nous...em*erder...retournez manger des algues dans vos écharpes de hispter en alpagua bio, et buvez de la Smart Water puisée dans les îles Fidji si cela vous fait plaisir, mais lâchez nous les noyaux. Si on a envie d'une petite bouteille d'un vigneron indépendant le week-end pour décompresser de la semaine, ou pour partager un bout de viande ("Horreur!!! de la viande!!!") acheter chez notre boucher local et en provenance d'une ferme bio, c'est notre droit. Tous ces hygiénistes feraient mieux de s'attaquer au Carrefour, Danone, Nestle et autres gros négociants de picrate qui détruisent notre agriculture paysanne et ne cessent de nous vendre de la *erde a bas prix...ce sont eux les dangers!
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