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Sans herbicides
Comment travailler le sol à moindre coût ?

Après avoir observé vingt viticulteurs bio pendant trois ans, SudVinBio, la chambre d'agriculture de l'Hérault, l'IFV et de la fédération Cuma Occitanie livrent leurs conseils.
Par Ingrid Proust Le 29 novembre 2019
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Comment travailler le sol à moindre coût ?
Pour limiter le nombre d'intervention, il faut intervenir au bon moment par rapport à l'état du sol et au développement des adventices - crédit photo : Christelle Stef
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rrêter les herbicides et passer au travail intégral du sol, c’est faire un grand saut, tant technique que financier. SudVinBio, la chambre d’agriculture de l’Hérault, l’IFV et la fédération Cuma Occitanie ont étudié l’impact d’un tel changement sur les postes carburant, matériel et main d’œuvre.

468 €/an/ha en moyenne pour le travail du sol

Ces organismes ont analysé les stratégies de vingt viticulteurs bios du Languedoc-Roussillon et de Gaillac. Résultat : ces exploitations dépensent en moyenne 468 €/an/ha pour le travail du sol, montant incluant les frais de main d’œuvre et de carburant, l’amortissement et l’entretien des outils et du tracteur.

Mais ce chiffre masque d’importantes différences, travail du sol coûtant de 140 € à 957 €/an/ha selon les exploitations. « Les frais de main d’œuvre représentent le premier poste de dépense avec 46% du coût. Tout ce qui permet de réduire le temps de travail réduit ce coût », souligne l’étude. En revanche, le carburant n’entre que pour 9% dans le prix du travail du sol.

116 mesures de 2016 à 2018

De 2016 à 2018, les auteurs de l’étude ont réalisé 116 mesures de temps de travaux et de consommation de GNR (gazole non routier), en conditions réelles et dans des situations climatiques variées. Toutes ces données leur ont permis d’établir des préconisations pour faire des économies.

L’un des leviers essentiels consiste à combiner au maximum les interventions sur l’inter-rang et sur le cavaillon. Le tout est de le faire avec des outils ayant la même vitesse optimale de travail.

Intervenez au bon moment

Pour limiter le nombre d’interventions, il faut aussi « intervenir au bon moment par rapport à l’état du sol et au développement des adventices, souligne l’étude. Une intervention trop tardive implique un réseau racinaire des mauvaises herbes plus dense et plus profond, plus de volume de végétation à gérer ». Pour en venir à bout, il faut travailler plus profondément, donc consommer plus de carburant, et plus lentement, ce qui augmente les coûts de main d’œuvre.

Choisissez le bon outil

Ensuite, il faut choisir le bon outil et opter pour l’écoconduite. Baisser son régime moteur permet d’utiliser moins de GNR. Avec un pulvériseur à disques par exemple, passer de 1500 à 1000 tr/min entraîne une baisse de consommation de 20 à 30%, selon la vitesse de travail. L’étude conseille de travailler si possible au régime le plus proche du couple maximum et d’actionner la prise de force économique, qui entraîne une économie de GNR de 30% environ.

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