LE FIL

De facto

La consommation responsable de vin est (déjà) une réalité en France

Mercredi 20 novembre 2019 par Alexandre Abellan

L’image du vin reste « associée au repas » pour 92 % des personnes sondées par Vin & Société.
L’image du vin reste « associée au repas » pour 92 % des personnes sondées par Vin & Société. - crédit photo : Alcool Info Service
En avance sur les injonctions hygiénistes inquiètes, les consommateurs français ont bien intégré d'eux-mêmes les vertus d’une dégustation raisonnée des vins.

« Pour votre santé, l’alcool c’est maximum deux verres par jour et pas tous les jours ». S’ils n’ont été dévoilés qu’en mars dernier par le ministère de la Santé, les nouveaux repères officiels de consommation des boissons alcoolisées sont déjà connus, ou plutôt évidents, pour 78 % des consommateurs français de vin rapporte le baromètre réalisé cet été par IFOP pour Vin & Société (auprès de 1 004 sondés représentatifs de la population). Plus connus par les 35 ans et plus (82 %) que les jeunes (62 % pour les 18-24 ans), ces repères sont globalement diffusés dans toutes les régions, professions et niveaux d'éducation. Ces conseils de consommation responsable « apparaissent comme aisément applicables par 72 % des personnes interrogées » souligne Vin & Société dans un communiqué.

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Il faut dire qu’en matière de consommation de vin, les Français optent toujours plus pour le moins de quantité au profit du plus de qualité. « Le vin n’est plus un produit aliment placé systématiquement au centre de la table comme c’était le cas dans les années 1960, sa consommation est devenue plus occasionnelle » résume Vin & Société, soulignant le passage d’un verre quotidien à un vin d’évènement. La moitié des sondés consomment ainsi au plus deux fois par semaine du vin (24 % une à deux fois par semaine, 26 % moins souvent). Seuls 10 % des sondés déclarent une consommation quotidienne (2 % chez les moins de 35 ans et 33 % pour les plus de 65 ans) et 15 % n'en consomment jamais (25 % pour les moins de 35 %, 6 % pour les plus de 65 ans).

Campagnes de prévention

A noter que si les « campagnes de prévention menées par les professionnels du secteur sont considérées comme légitimes par 7 Français sur 10 », Vin & Société précise que « l’engagement de la filière vitivinicole dans la lutte contre la consommation excessive est encore peu connu (29 % de notoriété) », malgré les campagnes récentes « un bon vin peut attendre 9 mois » pour les femmes enceintes

https://www.vitisphere.com/actualite-90412-Un-bon-vin-peut-bien-attendre-9-mois.htm

et « tous ceux qui recrachent mon vin l’adorent » pour les dégustateurs.

https://www.vitisphere.com/actualite-89889-Deguster-rime-avec-recracher.htm

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