LE FIL

Mais au fait… et le Brexit dans tout ça ?

Vendredi 01 novembre 2019 par Alexandre Abellan

De la brutale surtaxe américaine des vins français aux dernières initiatives de la cantine du ministère de la Santé, la filière des vins français en avait presque oublié l'imminence Brexit… Et n'a noté que distraitement son nouveau report. Après avoir été prévu ce 29 mars, puis ce 12 avril et enfin ce 31 octobre, le départ du Royaume Uni de l’Union Européenne devrait avoir lieu au plus tard le 31 janvier 2020. Si la crainte d’un divorce sans accord (le fameux « no-deal Brexit ») est atténuée par les résultats des dernières négociations entre Bruxelles et Londres (ayant abouti à un nouvel accord), c’est un fatalisme ennuyé qui prédomine parmi les exportateurs français de vins et spiritueux.

A quoi bon se mobiliser pour un sujet aussi vaporeux que le fog de la Tamise ? C'est un flegmatisme de rigueur qui répond à ce sketch sans fin, que même les Monty Python n’auraient pas osé faire autant durer. Il faut reconnaître qu’aux annonces succèdent les contre-propositions, le tout créant un vaste cafouillage illisible. De quoi démotiver et faire abandonner toute stratégie commerciale élaborée pour en être réduit à l’attentisme.

Wait and see disent-ils après tout outre-Manche. Mais l’attente n’a pas à être passive, l’observateur doit rester présent, pour être offensif dès l’issue, au combien incertaine, de ce processus. Après tout, « un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l'opportunité dans chaque difficulté » déclarait sir Winston Churchill.

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2020 - Tout droit réservé