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Occitanie
Les coopératives appelées à maintenir, a minima, le cours des vins

La section Vignerons coopérateurs de Coop de France Occitanie recommande une stabilité des cours en rouge, une hausse en blanc et rosé et une valorisation de 5 €/hl pour les vins labellisés HVE3.
Par Michèle Trévoux Le 29 octobre 2019
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Les coopératives appelées à maintenir, a minima, le cours des vins
L’équipe des Vignerons coopérateurs d’Occitanie gardent le sourire. De gauche à droite : Francis Terral, vice-président, Guillaume Ribes, président des Jeunes vignerons coopérateurs et Ludovic Roux, président des Vignerons coopérateurs d’Occitanie. - crédit photo : Michèle Trévoux
L

a réunion a eu du succès : 80 caves coopératives sur les 204 recensées en Occitanie étaient représentées ce lundi 28 octobre à Narbonne, lors de la réunion de pré-campagne organisée chaque année par Coop de France Occitanie. Objectif de ce rendez-vous annuel avec les présidents et directeurs de coop : donner des orientations sur les cours de la future campagne, à partir de l’analyse économique du marché.

« Nous avons été aidés dans cette analyse par les trois interprofessions régionales : InterOc, CIVL et CIVR. Les représentants des vignerons indépendants ont également participé à notre réunion et nous ont fait part de leur volonté de travailler avec nous sur ces questions l’année prochaine » a précisé d’emblée Ludovic Roux, président de la section Vignerons coopérateurs de Coop de France Occitanie lors d’une conférence de presse à l’issue de cette réunion. Il était entouré du vice-président Francis Terral, originaire de l’ex-région Midi Pyrénées et de Guillaume Ribes, président des Jeunes Vignerons Coopérateurs (JVC). 

Recommandations de négociations

« Avec une récolte estimée à 11,5 Mhl en Languedoc-Roussillon et des stocks en fin de campagne évalués à 6,5 Mhl, on démarre cette campagne avec une disponibilité de 18 Mhl, un volume inférieur à celui de la campagne précédente. Lors de l’année écoulée, les prix des rouges sont restés à peu près stables et celui des blancs et rosés en léger recul. Sur la base de cette analyse, nous recommandons à nos adhérents de négocier des prix stables pour les rouges, en hausse pour les blancs afin de revenir au prix de la campagne 2017-2018. Pour les rosés, qui nécessitent des investissements importants, nous leur suggérons de prétendre à des hausses allant jusqu’’à 5 €/ hl » détaille Ludovic Roux.

Pour les AOC rouges, dont les sorties sont en recul de 200 000 hl et les stocks en hausse de 50 % par rapport à la campagne précédente, le président des vignerons coopérateurs recommande la prudence : « nous avons conseillé à nos adhérents de ne produire en AOC que les volumes qu’ils sont capables de vendre. Il faut éviter une baisse des prix. Cette mévente concerne essentiellement les rouges d’entrée de gamme. Il convient réduire les volumes de cette catégorie de vin en réorientant la production soit vers les rosés soit vers les rouges milieu et haut de gamme, pour lesquels la demande reste soutenue ».

HVE

Autre préconisation de Coop de France, une valorisation des vins certifiés Haute Valeur Environnementale (HVE). « Les caves coopératives s’engagent massivement dans cette certification environnementale. On s’était fixé comme objectif que 50 % des surfaces soit certifié d’ici trois ans, on atteindra très certainement cet objectif bien avant. A ce jour, 6500 exploitations viticoles d’Occitanie sont accompagnées dans cette démarche. Cet engagement a un coût qui mérite d’être rémunéré. Nous préconisons une valorisation de 5 €/hl ».

Enfin concernant les vins bio, Coop de France Occitanie souhaite un engagement du négoce sur la durée. « Passer en bio représente une prise de risque. On va accompagner nos adhérents qui souhaitent démarrer une conversion. Mais nous demandons au négoce de s’engager sur des contractualisations de 5 ans pour sécuriser la production ».

Malgré les nuages qui assombrissent le marché du vin en France comme à l’export (taxe sur les vins américains, Brexit, le ralentissement des exportations en Chine, mévente des AOC rouges..), Ludovic Roux se veut confiant. « Il n’y a pas de raison d’être pessimiste dans cette région. Nous avons la chance d’avoir une production diversifiée entre AOP et IGP, qui nous offre une marge de manœuvre pour adapter nos profils produit à la demande du marché ».

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