LE FIL

Glacés. Désabusés. Abattus.

Vendredi 04 octobre 2019 par Marion Sepeau Ivaldi

Glacés. Désabusés. Abattus. Les qualificatifs sont nombreux pour décrire ce que ressentent les exportateurs français après l’annonce de l’augmentation des taxes à l’importation aux Etats-Unis. D’autant que les répercussions commerciales ne se sont pas fait attendre. Au lendemain de la décision, déjà des importateurs américains prenaient leur téléphone pour annuler des commandes. De Beaujolais Nouveau en particulier, comme le rapporte Jean-Fabrice Latour. Reste des questions. Comment se sont sauvés Champagne et Cognac ? Evidemment, on imagine le coup de fil de Bernard Arnaud à qui de droit. On imagine aussi l’intense lobbying mené par les Maisons côtés en bourse, et celles des interprofessions. Seconde question, combien de temps ces taxes dureront-elles ? Leur pérennité sera sans doute remise en cause par le résultat des prochaines élections présidentielles aux Etats-Unis, prévues pour l’instant au 3 novembre 2020. Par ailleurs, la riposte européenne pourra peut-être faire évoluer la position américaine. Dans cette affaire, l’échiquier ne semble pas figé.

 

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Vinsang Le 04 octobre 2019 à 15:42:13
Ces pressions venant d'Outre-Atlantique ne datent pas d'hier, hier les boycotts sur les fromages français, aujourd'hui les augmentations des taxes sur le vin. Alors que dans le sens inverse, la même logique n'est pas appliquée. Des taxes sur les Mc Donald's ou l'implantation de nouveaux Starbucks et consorts ? Ce traitement à deux vitesses est insupportable. Et si tout simplement nous arrêtions de commercer avec les Etats-Unis ? Il y a bon nombre de pays réels amateurs de vins à conquérir.
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