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CVI opportunistes

300 grugeurs au contingent de plantation de Cognac

Jeudi 05 septembre 2019 par Alexandre Abellan

250 hectares de vignes seraient concernés par cette resquille au cadre mis en place par la filière de l'eau-de-vie charentaise.
250 hectares de vignes seraient concernés par cette resquille au cadre mis en place par la filière de l'eau-de-vie charentaise. - crédit photo : Les Tricheurs, tableau du Caravage (1595) exposé au Kimbell Art Museum (Fort Worth).
Premiers chiffres sur la génération spontanée de sociétés et Casiers Viticoles Informatisés afin de capter davantage d’autorisations de nouvelles plantations dans le vignoble charentais.

« Contourner la réglementation n’est pas seulement un défaut français, mais bien charentais » soupire Stéphane Roy, le secrétaire général adjoint de l’Union Générale des Viticulteurs de l’AOC Cognac (UGVC), lors d’une réunion publique ce 3 septembre à Mirambeau (Charente-Maritime). Malgré la hausse conséquente du contingent d’autorisations de nouvelles plantations de vignes à Cognac (3 474 hectares en 2019, +131 % par rapport à 2018), des exploitants agricoles ont créé des sociétés et Casiers Viticoles Informatisés (CVI) en cascade pour multiplier leurs demandes et espérer planter davantage que leurs voisins.

D’après les relevés de l’administration, 300 CVI ont été constitués cette année. Ce qui représenterait 250 hectares d’autorisations de nouvelles plantations, soit 7 % du contingent rapporte Christophe Véral, le président l’UGVC. Des chiffres qui attisent la colère de l’assemblée de vignerons charentais réunis devant lui. La plupart s’emportant contre la filouterie de certains vignerons, certains allant jusqu’à accuser des céréaliers de planter des vignes pour profiter de la conjoncture commerciale record à l'export.

Contrôles à venir

S'il ne peut annoncer des poursuite pour refroidir les ardeurs (la création de société répondant à la liberté d'entreprendre), Christophe Véral affirme que « l’administration va se pencher sur ces CVI ». Le président de l'UGVC rappelant qu’un casier viticole implique de vinifier et de stocker dans un chai séparé, ainsi que de distiller dans une chaudière distincte. La perspective de ces contrôles apaise les vignerons, mais ne devrait pas stopper

Sans parler des fameux vautours du Cognac,Christophe Véral se souvient que lors de la mise en place du critère de priorité jeune agriculteur dans l’obtention des autorisations de plantation, la filière charentaise avait miraculeusement vu se multiplier l’installation des enfants à la propriété de leurs parents. « Il y aura toujours de la gruge » soupire Stéphane Roy.

 

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