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Champagne

Le Grand Reims invite ses viticulteurs et agriculteurs à protéger l'eau

Vendredi 30 août 2019 par Aude Lutun

Catherine Vautrin (en bleu) dans les vignes de Sermiers pour présenter son label 'Je protège l'eau du Grand Reims'
Catherine Vautrin (en bleu) dans les vignes de Sermiers pour présenter son label 'Je protège l'eau du Grand Reims' - crédit photo : Aude Lutun
Le Grand Reims veut multiplier et valoriser les bonnes pratiques agricoles et viticoles pour protéger ses captages d’eau. Cette communauté urbaine crée un label pour dynamiser cette volonté.

Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims, a lancé le label « Je protège l’eau du Grand Reims » le 28 août dans les vignes de Sermiers. A cette occasion Mathias Froment et Alexandre Rat, deux viticulteurs et agriculteurs, ont détaillé leurs pratiques. Tous deux sont certifiés HVE et VDC (Viticulture durable en Champagne).

Alexandre Rat pratique le zéro désherbage depuis trois ans, et limite les doses de produits phytosanitaires en début (- 40 %) puis en fin de campagne (-60 %). Grâce à l’effeuillage précoce sur la face non exposée au soleil, il n’a plus recours aux antipourritures. Mathias Froment, de son côté, a montré comment il gère les effluents de son pulvérisateur avec Heliosec.

"Travailler avec les exploitants"

« Nous avons la volonté de protéger les zones de captage du Grand Reims et de travailler avec les exploitants agricoles et viticoles sur les choix à faire pour protéger ces zones », explique Catherine Vautrin. Pour mener à bien le projet de label, le Grand Reims a mis en place un partenariat avec le Comité Champagne, la chambre d’agriculture de la Marne et Bio en Grand Est.

A ce jour, ce label est « un squelette à construire », précise Peggy Sevestre, responsable de la cellule Protection ressource en eau au Grand Reims.

Des objectifs à venir

En octobre, des objectifs précis et les moyens de les atteindre seront définis. Ce label concerne les 143 communes du Grand Reims, soit 40 % des communes de la Marne.

Interrogée sur la légitimité de l’arrêté municipal pris par le maire de Langouët en Bretagne pour interdire les traitements à moins de 150 m des habitations, Catherine Vautrin a préféré ne pas commenter une affaire dont elle n’est pas suffisamment informée. Tout en précisant « qu’il faut intégrer, quand on s’installe à proximité d’un champ ou d’une vigne que l’on va habiter à côté d’une activité économique… »

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