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Histoire de cep

Une nouvelle société de négoce en Dordogne

Jeudi 29 août 2019 par Colette Goinère

Florent Lagrenaudie vient de créer le négoce baptisé « Histoire de cep ».
Florent Lagrenaudie vient de créer le négoce baptisé « Histoire de cep ».
Florent Lagrenaudie, jeune viticulteur, trentenaire, vient de créer sa société de négoce, baptisée « Histoire de cep », implantée à Saint-Aulaye en Dordogne.

Comment s’agrandir, dégager de la trésorerie quand on n’a que 50 ares ? Florent Lagrenaudie a trouvé la parade en créant en juin dernier un négoce baptisé « Histoire de cep ». Ce trentenaire a passé un partenariat avec le château du Pré Vert, en bio, à Razac de Saussignac, qui lui a vendu 40 hl de merlot, 7 hl de cabernet franc et 5 de sémillon blanc sur la vendange à venir. Au final, il produira 7 à 8000 bouteilles sous la marque « Histoire de cep » qu'il vendra en restauration et à des particuliers. Des vins estampillés IGP Périgord.

Pour les produire, Florent Lagrenaudie a décroché un prêt bancaire de 35 000 euros et un prêt à taux zéro de 10 000 euros. Ce qui lui a permis d’investir ans du matériel de vinification, notamment dans un pressoir vertical hydraulique flambant neuf, une cuve inox de 50 hectos. « J’ai confiance », confie celui que rien ne prédestinait à devenir viticulteur.

"Globe-trotter"

Après un master de japonais, il change de voie. Direction la Nouvelle Zélande en 2015. Il travaille pour Bell Hill puis pour Carrick Winery pendant plus d’un an. « J’ai appris ce que c’était que de faire du vin ,» lâche-t-il. Passage en Australie, au sein du groupe Houghton Winery. Enfin il atterrit au Japon, en tant que sommelier chez Enoteca.

A l’été 2018, il rentre en France et reprend les 25 ares de vignes que son père travaillait à Saint-Aulaye. Début août il a mis en bouteille le 2018, un IGP Périgord 100% merlot élevé en barrique baptisé « Les cailloux d’Eulalie » en référence à l’ancien nom de la commune.

"Faire le meilleur vin possible"

En février dernier, il a planté 25 ares. Sa feuille de route ? « Faire le meilleur vin possible et être dans l’équilibre que ce soit à la vigne ou au chai », répète-il. Pour réduire les doses de cuivre, il utilise du purin de prèle et du jus de consoude. Au chai, il travaille en douceur. « Je recherche l’équilibre, le respect du raisin pour faire ressortir le terroir ».

Déjà il se prépare à aller vendanger ses raisins achetés au château du pré Vert, avec une quinzaine de copains.

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