LE FIL

Le saviez-vous ?

Sempé s’est inspiré du caviste Nicolas pour baptiser son Petit Nicolas

Dimanche 11 août 2019 par Alexandre Abellan

Devenu un livre de référence sur l’insouciance de l’enfance, le Petit Nicolas figure au programme de l’éducation nationale
Devenu un livre de référence sur l’insouciance de l’enfance, le Petit Nicolas figure au programme de l’éducation nationale - crédit photo : Illustration présentée dans l’exposition Sempé en liberté (Musée de la Mer, Bordeaux).
Pour nommer son personnage d’écolier emblématique des années 1950-1960, le dessinateur bordelais n’est pas allé plus loin qu’une publicité pour des vins.

Fêtant ses 65 ans d’existence, le petit Nicolas a été créé en toute simplicité par le dessinateur Jean-Jacques Sempé pour le journal belge Moustique. « Je proposais régulièrement des dessins mettant en scène un petit garçon. Le directeur m’a demandé de lui trouver un prénom. Une publicité pour les vins Nicolas m’a donné l’idée » se rappelle l’artiste dans le livre Sempé, Itinéraire d’un dessinateur d’humour (éditions Martine Gossieaux). Un baptême au vin qui pourrait expliquer la présence récurrente de la couleur rouge sur les habits du Petit Nicolas, de sa cravate à son gilet.

15 millions d’exemplaires

Devenue une bande-dessinée en 1955, avec René Goscinny au scénario, le Petit Nicolas a adopté son format de récit illustré dans le Sud-Ouest Dimanche en 1959, dans le supplément de Pâques. Connaissant progressivement le succès en France au début des années 1960, le Petit Nicolas est devenue une série mondiale, avec 15 millions d’exemplaires vendus dans 45 pays selon son éditeur (dont 300 000/an en France).

Quant aux autres noms de la série, d’Alceste à Rufus en passant par Cloraire et Maixent, ils sont nés de la fertile imagination de René Goscinny.

 

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