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Pulvérisation

L’Alsace mise sur le « contrôle qualité »

Mercredi 24 juillet 2019 par Vincent Gobert

Révélation du traitement par fluorescence
Révélation du traitement par fluorescence - crédit photo : Vincent Gobert
C'est presque du bleu de Klein : ce jeudi 18 juillet soir à Pfaffenheim, près de Colmar, tous les regards sont tournés vers les tâches fluorescentes. Le 6ème rendez-vous technique Opti-pulvé organisé par Ampelys a jeté un coup de projecteur sur le contrôle de la qualité de pulvérisation.

« Ce soir, il ne s’agit pas de comparer tel ou tel outil, prévient-on du côté d’Ampelys (1). Les ateliers sont là pour présenter plusieurs méthodes de contrôle de la qualité de pulvérisation ». Ils visent en particulier à bien régler les pulvérisateurs et à formuler une recette de bouillie qui soit satisfaisante. Devant environ 80 viticulteurs, c’est Syngenta qui est d’abord envoyé au front pour convaincre de l’intérêt du contrôle qualité. La firme est venue avec deux de ses grands panneaux latéraux et verticaux révélateurs de l’application de la bouillie dénommés « Qualidrop ». Le principe consiste à réaliser un passage avec son pulvérisateur dans une rangée de vigne. La bouillie contient un composé qui révèlera le résultat de la pulvérisation. Les panneaux noirs sont installés en bout de rang. A l’image d’un appareil photo, leur matière sombre « révèle » la répartition de la pulvérisation et la taille des gouttes.

Complément au contrôle obligatoire

« C’est pas mal, observe-t-on dans le public. Mais est-ce que ça reflète vraiment la qualité de pulvérisation dans le feuillage ou la zone fructifère ? ». « C’est une première approche, explique-t-on du côté de Syngenta, qui ne cache pas qu’elle commercialise ce procédé avec Ampelys. « C’est complémentaire au contrôle du pulvérisateur, périodique et obligatoire, pour lequel on ne contrôle pas la qualité de l’application ». « J’ai testé ces panneaux avec mon pulvé, abonde l’un des viticulteurs présents. C’est utile, ça permet de voir où on envoie le produit ». Syngenta n’en reste pas là. « Nous développons aussi ce matériel sous forme de feuilles recto-verso à placer dans la végétation explique son commercial. Ainsi on pourra voir l’effet du passage à l’arrière des feuilles et à des endroits plus difficiles d’accès pour le nuage de gouttelettes ».

Révélations nocturnes

La nuit tombe sur Pfaffenheim. Pas moins de quatre pulvérisateurs différents sont envoyés au travail. Certains mélanges contiennent l’adjuvant Sticman. Cette fois, c’est De Sangosse qui s’y colle. La firme veut sensibiliser sur la qualité de pulvérisation, d’autant plus importante que l’on applique un produit de contact, notamment de biocontrôle. les techniciens sortent alors les lampes UV qui vont révéler une fluorescence. Les observations peuvent parfois faire penser que l’adjuvant a permis d’assurer une bonne couverture de protection. Des coulures de produit sur les feuilles sont remarquées ci et là sans adjuvant. Mais les comparaisons sont réalisées sur la base d’appareils différents, de pressions et de volumes différents. Cela limite l’analyse. Par contre, la révélation aux UV de la répartition de la bouillie parfois très mauvaise surprend les viticulteurs. Exemple sur un passage de 200 l/ha à 12 bars et 6 km/h avec un outil Mitterer. « Il y en a trop au sol, pas assez sur les feuilles du haut, pas assez en zone fructifère » commente l’un d’entre eux. A l’inverse, le résultat d’un Nicolas plaît. La bouillie passée à 100 l/ha, à 4 bars et 8 km/h montre une bonne répartition, même derrière les feuilles. Finalement, on en revient rapidement aux réglages de hauteur, d’orientations, de pressions et au choix de buses : retour aux basiques, grâce au « contrôle qualité » !

 

(1) Ampelys est l’activité vigne de la coopérative alsacienne CAC.

 

Disposiif Qualidrop de Syngenta

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