LE FIL

Sous le rosé, exactement

Vendredi 19 juillet 2019 par Marion Sepeau Ivaldi

L’été, le rosé est à son zénith. La consommation bat son plein. Avec ou sans glaçons. Mais ce n’est pas seulement l’acmé de sa commercialisation. C’est aussi un moment clé des petits messages politiques à son endroit. D’aucuns se souviennent du démarrage de l’été 2018, avec cette polémique sur une possible rupture d’approvisionnement des terrasses et linéaires en vins rosés. Cette année, point de discours alarmiste à l’adresse du consommateur. Mais plutôt des petits messages échangés entre régions viticoles.

La Provence affirme son positionnement haut de gamme et se rêve comme le Champagne des vins rosés, l’azur de la mer et le chant des cigales en plus. Le bassin réfléchit, par ailleurs, à mieux segmenter son offre pour ne pas perdre complètement ses positions françaises. L’IGP Méditerranée fête ses 20 ans en grande pompe, déroulant un story-telling parfait sur sa success-story. De son côté, le Languedoc fait valoir sa position de leader en volume. Et la Loire rappelle que le rosé n’est pas l’apanage du bassin méditerranéen. Le Cabernet d’Anjou s’impose en effet comme la première appellation vendue en volume en grande-distribution. Tandis que Bordeaux continue de chercher avec ténacité une place dans l’échiquier, renouvelant ses efforts de promotion sans pour autant parvenir à décoller. L’été est ainsi propice à se chercher une place sous ce soleil rose. Et, surtout, se démarquer.

Si vous produisez du rosé et cherchez, vous aussi, une manière de vous démarquez, sachez que le groupe O-I : organise un concours de design de bouteille de vins rosés (dont Vitisphere est partenaire) et que vous pouvez voter pour sélectionner les dix bouteilles finalistes qui seront présentées à un jury durant la Design Week à Paris début septembre. A vos souris !

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