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Travaux scientifiques
Vigne et cave, l'empreinte carbone à la loupe

Les premières présentations techniques du 42ème congrès international de la Vigne et du Vin sont axées sur l'impact écologique de l'ensemble de la production vinicole.
Par Claire Furet-Gavallet Le 17 juillet 2019
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Vigne et cave, l'empreinte carbone à la loupe
Quatre sessions sur les thèmes de la viticulture, l'oenologie, l'économie et la santé se déroulaient en simultanée sur la deuxième journée du congrès. - crédit photo : Claire Furet-Gavallet
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L’empreinte carbone en viticulture

8h30. Sophie Penavayre, chargée de missions à l’IFV et spécialiste de l’analyse du cycle de vie dans la filière vigne et vin, présente son étude sur l’empreinte carbone de différents itinéraires viticoles. « Ce travail a pour but de référencer les travaux viticoles ayant l’empreinte carbone la plus élevée. Nous avons distingué les émissions directes de CO2, c’est-à-dire le CO2 émis par l’action en tant que telle, et les émissions indirectes, le transport des employés à la parcelle pour effectuer le travail par exemple » introduit Sophie Penavayre. Pour cela, la spécialiste a mesuré ces données sur 15 parcelles de 13 domaines différents sur le vignoble de Saint-Emilion sur la saison 2015-2016. Les trois travaux viticoles qui émettent le plus de kg d’équivalent CO2 par hectare et par an sont : la protection phytosanitaire du vignoble, le travail du sol et la récolte. Les émissions directes représentent entre 57 et 77% des émissions totales de CO2. « Ce sont les plus faciles à diminuer » précise Sophie Penavayre. Mais une grande variabilité est visible selon les parcelles. Elle s’explique par notamment la puissance des tracteurs utilisées. « Par exemple, sur une parcelle avait un tracteur de 55 chevaux et une autre de 105, l’émission directe de CO2 passe du simple au double et la différence est estimée à 600 kg d’eq CO2 par hectare par an ». Malheureusement, Sophie Penavayre et son équipe n’avaient pas de résultats suffisants pour établir un bilan entre les domaines en viticulture conventionnelle et ceux en lutte biologique. Sans analyse statistique et par simple observation de graphe, on remarque néanmoins que la parcelle qui a l’émission totale de CO2 la plus élevée des quinze concerne un domaine conduit en viticulture biologique à Montagne Saint Emilion. A l’inverse, la plus faible émission concerne un domaine en conventionnel à Lalande de Pomerol.

Le recyclage de la PVPP pour plusieurs utilisations en cave

« L’objectif principal de cette étude a été de développer une PVPP réutilisable pour plusieurs applications. Bien sûr, il faut que ce soit simple, à moindre de coût et plus respectueuse de l’environnement » introduit Fernanda Cosme, chercheuse à l’UTAD au Portugal. La chercheuse a également évalué l’efficacité sur le collage d’un vin blanc suivant le nombre d’utilisations de cette même PVPP nettoyée. Mission accomplie. Fernanda Cosme a élaboré un procédé de nettoyage de la PVPP, dont le brevet est imminent mais aucune communication ne peut être faite sur son application à la cave. « Nous avons évalué à 4 fois le nombre d’utilisations de la PVPP nettoyée. L’efficacité reste la même que lors de la première utilisation » constate la chercheuse. Un nouveau procédé qui permettra éventuellement à terme de diminuer la fabrication de la PVPP et de réduire sa présence dans le traitement des eaux usées.

 

 



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