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Climat et folklore politique

Vendredi 05 juillet 2019 par Marion Sepeau Ivaldi

Repris largement sur les réseaux sociaux, sites d’informations et blogs, le texte de l’ancienne journaliste Catherine Bernard, désormais vigneronne dans le Languedoc, sur les dégâts viticoles de la canicule est un cri d’alarme pour la prise de conscience de chacun sur l’urgence posée par le réchauffement climatique (pour ceux qui l’auraient manqué : le voici). Les images de ces vignes séchées ont circulé à travers le monde. Et le Mundo Vino semble formel : personne ne se souvient de pareils dégâts dans le vignoble mondial.

« Les abeilles l’ont aussi dit, avant la vigne. Mais nous ne les avons pas entendues » écrit Catherine Bernard. Sur l’urgence climatique, les appels, les discours, les manifestations, les congrès, les conférences, les réunions internationales, les photos, les vidéos, les livres s’empilent, s’amoncèlent, s’accumulent…  Les réponses sont insuffisantes, voire sourdes aux appels, alimentant une nécessité toujours plus impérieuse à dénoncer la situation. Comment comprendre qu’au moment où les vignes languedociennes mourraient sous la chaleur du soleil, des militants du climat se faisaient gazés à bout portant à Paris ? Le ministre de l’Agriculture se rend ce 5 juillet au chevet des cultures brûlées du Languedoc. Celui-là même qui, une semaine plus tôt, expliquait aux Vignerons coopérateurs, « un ministre c’est du folklore ! ». Effectivement, la venue d'un membre d'un gouvernement qui maltraite à ce point, c’est du folklore, voire une tartufferie.

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