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Amorim pousse les bouchons en liège toujours plus loin du TCA

Lundi 08 juillet 2019 par Alexandre Abellan

Produits au Portugal, les bouchons NDTech pour vins effervescents sont finis en France, sur le site champenois de Champfleury.Produits au Portugal, les bouchons NDTech pour vins effervescents sont finis en France, sur le site champenois de Champfleury. - crédit photo : Corticeira Amorim
D’une nouvelle gamme sans TriChloroAnisole relargable pour les vins effervescents au développement d’un outil industriel retirant le composé des 5 milliards de bouchons du groupe, le leader du bouchage passe à l’offensive.

Causant le goût de bouchon et entachant la réputation des bouchons en liège, le TriChloroAnisole est dans la ligne de mire du groupe portugais Amorim depuis des années. Sur le sujet, « nous investissons depuis une dizaine d’années 8 à 10 millions d’euros de R&D par an » pointe Franck Autard, le directeur général d’Amorim France, qui rappelle l’objectif fixé par Antonio Amorim, le président du groupe portugais : d’ici 2021, il ne doit plus y avoir un bouchon Amorim dépassant le seuil de détection du TCA (soit 0,5 ng/l).

Certifiant actuellement 1,3 milliards de bouchons sans TCA relargable, le leader mondial du bouchage des vins affiche l’ambition de traiter l’ensemble de ses 5 milliards d’unité vendues annuellement (ce volume pourrait atteindre 5,5 à 6 milliards de bouchons fin 2021). Ayant achevé sa phase de R&D, Amorim est désormais en phase d’industrialisation d’un procédé de traitement à la vapeur de ses bouchons (avec des montées en pression et températures calibrées dans le temps).

"Sans surcoût"

« Ce traitement de masse va monter en puissance, se généraliser sans surcoût, apporter de la valeur ajoutée et permettre que le bouchon soit une vraie barrière contre le TCA » annonce Franck Autard, qui y voit un argument clé pour alimenter la croissance du bouchage en liège naturel. « Aujourd’hui, il y a de nombreux concurrents directs et indirects au liège naturel pour boucher les vins : bouchons synthétiques, capsules à vis, bag-in-box… Nous avons encore des parts de marché à gagner » pointe-t-il, se réjouissant d’annoncer d'ores et déjà « une vraie révolution pour les vins effervescents ».

Vins effervescents

Lancée en 2016, la gamme NDtech, soit « le premier bouchon en liège naturel au monde garanti sans TCA relargable », se décline désormais aux vins effervescents. Avec une sélection par chromatographie gazeuse, les deux rondelles de liège naturel affichent des taux de TCA inférieurs au seuil de détection (tandis que le corps du bouchon est composé de granulats de liège). Tout juste commercialisée en France, cette gamme est destinée aux crémants et champagnes, avec des prix de 400 et 500 euros les mille bouchons (selon le rendu visuel « classique » ou « icône »). Se donnant l’objectif de commercialiser 2 millions de bouchons NDTech pour effervescents en 2019, Amorim France en vend 650 millions sur le marché national, dont 200 millions pour les mousseux.

 

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