LE FIL

Vins de Bourgogne

L'année 2019 démarre très bien à l'export

Vendredi 05 juillet 2019 par Juliette Cassagnes

L'Assemblée générale du BIVB avait lieu ce mercredi 3 juillet 2019. Au micro, François Labet, élu président pour la production en janvier 2018L'Assemblée générale du BIVB avait lieu ce mercredi 3 juillet 2019. Au micro, François Labet, élu président pour la production en janvier 2018 - crédit photo : J Cassagnes
A l'occasion de l'AG du BIVB, Louis-Fabrice Latour, vice-président, a dressé un panorama de la situation économique actuelle et à venir pour cette année 2019. Elle s'annonce pour le moment « plutôt bonne » commercialement pour les vins de Bourgogne.

Les vins français connaissent un très bon début d'année à l'export. Sur 4 mois, les exportations progressent de +4% en volume et de +9% en valeur. Les Etats-Unis (+12%) et le Royaume-Uni (+24%) sont particulièrement dynamiques. Sur ce second marché, la progression est un peu artificielle dans la mesure où elle est liée à des achats de « précaution » effectués en vue d'anticiper le Brexit. Ce taux serait donc plus proche des +20%.

La Champagne et la Bourgogne (+8% volume) notamment enregistrent de bonnes performances. « Ces très bons chiffres nous ont un peu surpris », reconnaît Louis-Fabrice Latour, vice-président du BIVB. Les vins blancs – Chablis et Mâcon principalement – sont particulièrement dynamiques, avec une progression sur la période de +12% en volume et +14% en valeur.

Seule exception, les vins de Bordeaux, dont les expéditions souffrent beaucoup en Chine. Les volumes exportés baissent de -7% sur la période.

Le marché national en berne

Sur le marché domestique, on est moins euphorique, voire même «inquiets » pour cette période de début d'année. « Les gilets jaunes, les grandes enseignes de la GD française qui ont des difficultés ou encore la loi Egalim... C'est un marché un peu erratique, un début d'année un peu chaotique », a commenté le responsable professionnel. A fin avril, les volumes de vin écoulés par le négoce sur le marché national étaient en repli de 8%.

Inquiétude également du côté des Etats-Unis, principal marché pour les vins bourguignons (et bien d'autres) : le dossier conflictuel Airbus/Boeing entre l'Europe et Trump, qui a récemment menacé de taxer de nombreux produits européens. « C'est un risque potentiel pour les vins européens qui y sont exportés en masse, nous sommes en première ligne s'il y a des représailles commerciales », a rappelé Louis-Fabrice Latour. A l'inverse, celui-ci a encouragé les opérateurs à se tourner vers le Japon, les droits de douane ayant été supprimés suite aux accords bilatéraux avec l'Europe.

« Faut-il craindre le Brexit ? » a t-il également questionné : « Nous sommes prêts et devons faire preuve de sérénité : il faut rassurer nos clients qui s'inquiètent », a t-il conseillé aux opérateurs présents.

L'année est par ailleurs marquée par l'arrivée sur le marché du millésime 2017 qualifié "d'abondant", un euro fort, des taux de change bas. « Nous devrions pouvoir faire plutôt une bonne année commerciale », a t-il conclu.

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