LE FIL

Pour mieux se replier

L’Entre-deux-Mers adopte les mesures agroenvironnementales de Bordeaux

Jeudi 04 juillet 2019 par Alexandre Abellan

Se tenant ce 2 juillet, l’assemblée générale de l’appellation Entre-deux-Mers s’est ouverte sur un hommage au vigneron André Lurton, récemment disparu et ancien président du syndicat (de 1984 à 1986).Se tenant ce 2 juillet, l’assemblée générale de l’appellation Entre-deux-Mers s’est ouverte sur un hommage au vigneron André Lurton, récemment disparu et ancien président du syndicat (de 1984 à 1986). - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
En attendant de pouvoir intégrer une obligation de certification environnementale, l’appellation bordelaise intègre les dispositifs de son AOC régionale.

« Dans la logique réglementaire européenne, pour permettre le repli d’une appellation plus spécialisée, comme l’Entre-deux-Mers, vers l’AOC régionale, comme Bordeaux, il faut rester mieux-disant » résume Bruno Baylet, le président du syndicat viticole de l’Entre-deux-Mers. A l’unanimité, l’assemblée générale réunie ce 2 juillet a donc adopté l’intégration dans son cahier des charges de l’ensemble des mesures agroenvironnementales votées et appliquées par le syndicat viticole des Bordeaux et Bordeaux Supérieurs. Soit trois dispositifs agroécologiques pour chaque propriété : l’évacuation des pieds de vignes mortes des parcelles, l’interdiction du désherbage chimique total des parcelles, l’obligation de calcul et d’enregistrement de l’indice de fréquence de traitement (IFT). Ainsi que trois cépages blancs d’intérêt à fin d’adaptation : l’alvarinho, la liliorila et le petit manseng.

Certification environnementale

Ces six ajouts permettront à l’appellation Entre-deux-Mers de pouvoir se replier sans difficulté dans l’AOC régionale Bordeaux blanc. Cette prochaine évolution du cahier des charges de l’appellation lui permettra également de patienter jusqu’à ce que le cadre d’intégration d’une certification environnementale soit validé par l’Institut National de l’Origine et de la Qualité (INAO). Dans la lignée du Conseil des Vins de Saint-Emilion, le syndicat de l’Entre-deux-Mers avait adopté en 2017 l’obligation de certification environnementale dans son cahier des charges. « Pour l’instant c’est en pause, mais l’on n’est pas découragés par ces délais. Ca viendra dans un second temps » esquisse Bruno Baylet.

Nouvelle signature et nouveau directeur

En bleu, l’Organisme de Défense et de Gestion affiche un nouveau slogan : « le vin blanc par nature ». Depuis décembre dernier, le syndicat embauche un nouveau directeur : Frédéric Roger. Et dans un contexte difficile pour l’ensemble du vignoble, « pour les blancs, les chiffres de commercialisation ne sont pas si catastrophique que ça » pointe le vigneron Stéphane Dupuch. « Je reste pleinement optimiste sur l’avenir de notre petite appellation. Nos vins blancs correspondent à une demande croissante pour une consommation apéritive et fraîche » renchérit Bruno Baylet.

 

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