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Comme un parfum de scandale

Vendredi 28 juin 2019 par Alexandre Abellan

Comme un parfum de scandale
- crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)

Stupéfaction dans l’ensemble du vignoble français. A Bordeaux, l’un de ses plus éminents membres, l’une de ses élites, vient d’écoper d’une condamnation significative (6 mois de prison avec sursis et 30 000 euros d’amende, dont 20 000 € avec sursis) pour fraudes et tromperies concernant 5 900 hectolitres de vin pour 1,37 million € de chiffre d’affaires (entre 2010 et 2014, d’après les contrôles la Direccte). Voulu exemplaire par le Tribunal de Grande Instance de Bordeaux, ce jugement sanctionne autant les infractions que les mandats du vigneron condamné. Celui-ci ayant, notamment, présidé à l’époque l’organisme de contrôle des appellations bordelaises (Qualibordeaux) et présidant actuellement la Fédération des Grands Vins de Bordeaux (FGVB, qui réunit tous les syndicats viticoles girondins et ne s’était pas portée partie-civile dans cette procédure).

Alors que le nom de ce vigneron était proposé par le comité Bordeaux Aquitaine pour siéger au prochain conseil spécialisé vins de FranceAgriMer, les élus du reste du vignoble national sont dans l’expectative. Interloqués par cette situation tout bonnement inédite. Si le principal intéressé ne souhaite pas communiquer sur ses intentions, qu’il s’agisse d’un possible appel ou du devenir de ses mandats, on sent le regard noir de représentants de la filière bordelaise sur les médias, dont Vitisphere, qui ont publié des informations sur l’affaire. Avec l’accusation sous-jacente de ternir l’image des vins de Bordeaux quand leurs marchés sont déjà très difficiles. « Ambasciator non porta pena » : quand la nouvelle est mauvaise, on ne blâme pas le messager disent les Italiens.

Et qu'en dit-on dans le vignoble girondin ? D’après les premiers retours, on oscille entre les réactions abasourdies par l’éclatement d’une telle affaire à un tel niveau et les critiques scandalisées par des condamnations jugées trop faibles par rapport à l’ampleur des infractions et des mandats. Nul doute que cette affaire va continuer à animer les esprits, et les discussions. La conformité aux cahiers des charges administratives étant plus qu’un critère d’exemplarité, mais de valeur ajoutée pour les signes de qualité du vignoble français dans un marché à l’offre et à la demande mondialisées.

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Vigneron de Bordeaux Le 29 juin 2019 à 00:42:25
Stupéfaction ? peine sévère ? le mec il se fait 1,3millions de chiffre d'affaire sur une arnaque, il paye 30 000 euros d'amende, du sursis (que ce soit trois semaines ou dix ans de sursis ça change rien !), c'est sévère ça ? Votre article me parait très orienté, pas le nom du coupable (il a bien été jugé oui ? il y a plus de présomption d'innocence alors dénoncer les coupables !) parce que nous les ptits vignerons bordelais pendant ce temps là on trime !! c'est pas une odeur de scandale : C'EST UN SCANDALE !
bezeff Le 28 juin 2019 à 17:14:24
Seul le juge peut décider de la peine :respectons le. la profession bordelaise choisi ses représentants par cooptation; le reste n'est que simulacre de démocratie.Ce sont les mêmes personnes qui siègent dans les différents organismes, pas tous ensemble mais au moins à tour de rôle; dans les ODG, à la fgvb, au contrôle externe de Quali bordeaux ; et il n' y a donc pas vraiment de contrôle externe comme peut le faire Veritas ou autres organismes de certification. ce sont d'autres vignerons qui assurent le boulot ou qui président aux sanctions.. Normal que ce système se pourrisse par endogamie et il est alors aisé de comprendre que Mr Farges aide son collègue...je te tiens , tu me tiens par la barbichette....
MF Le 28 juin 2019 à 17:03:53
Et odeur de mafia, bravo la FGVB ! Demain si un négociant est suspecté de malversations, vous ne vous porterez pas partie civile bien sûr !
shogun64 Le 28 juin 2019 à 16:46:53
la première des chose aurait été de démissionner. Mais visiblement ce n'est pas d'actualité...l'image que renvoie cette affaire est des plus négative dans un contexte économique très délicat. l'entre soi et de mise et finalement ce n'est pas si grave, la plus haute instance de bordeaux le CIVB n'ayant même pas jugé utile de se porter partie civile. le balkany du Bordelais :)
Minerve Le 28 juin 2019 à 15:17:59
une affaire parmi toutes les autres à voir du coté de Narbonne ou l'on joue au gendarme et le voleurs dans les grand groupement de producteur dans les chambre d'agriculture ou l’impunité n'est d'actualité magouille ,magouille
joseph Le 28 juin 2019 à 15:07:44
visiblement tout le monde sert les fesses mais c'est comme le dopage dans le sport ça c'est toujours fait , tout le monde le sait et rien ne change . On a pu lire que la sanction etait lourde , et là on se marre : quasiment que du sursit alors que les 2 freres s'en sont mis plein les fouilles. Donc le message du juge est clair : vous pouvez continuer comme si de rien n'était . Et on ose se poser encore le probleme de mandats pour ce joyeux luron qui sait profiter de la vie et du systeme . Il a raison , pourquoi se priver des bonnes places . Pire : on n'est meme pas sur qu'il est coupable puisque l'appel ni la cassation n'ont encore eu leur mot à dire . C'est ça la justice , elle est si rapide qu'on ne sait plus pourqoi on est jugé . ça me rappelle aussi l'oenologue d'un negociant qui me disait " tu vois ce camion , c'est du corbieres , mais ça n'en est pas " On ne sait plus à quel vin se vouer ! Toutes mes felicitations aux 2 et que qualibordeaux continue à enquiquiner les petits vignerons sans inquieter les gros filous
Marron Le 28 juin 2019 à 15:06:29
Et si MM. Grandeau disent qu'ils n'ont pas triché, pourquoi ne pas les croire? Il n'y a pas de preuves semble-t-il, seulement des soupçons. Dans le vignoble tel que je le connais, soupçons et jalousie se confondent parfois.
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