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Plus de bruit que de mal

Le point sur l’orage de grêle qui a surpris les vignes de Bordeaux et Cognac

Mercredi 19 juin 2019 par Alexandre Abellan

Mélangés à de la pluie, les grêlons ont un impact bien inférieur aux orages de l'an dernier.
Mélangés à de la pluie, les grêlons ont un impact bien inférieur aux orages de l'an dernier. - crédit photo : Archives Vitisphere
A priori peu significatifs, les premiers dégâts rapportés ne sont en rien comparables aux ravages essuyés récemment par les vignobles de Drôme et de Savoie.

Dans la nuit du 18 au 19 juin, les nuages noirs et les roulements de tonnerre se sont succédé sur des pans entiers du vignoble de Bordeaux et de Cognac. Avec des chutes localisés de grêles, dont les dégâts sont en cours d’estimation, mais ne devraient pas être significatifs. Ce qui n'empêche pas la filière d'avoir connu un coup de stress face à cet orage surprise. « On n’avait pas besoin de ça » soupire Christophe Véral, le président de l’Union Générale des Viticulteurs pour l'AOC Cognac (UGVC). Qui ajoute que « c’est malheureusement encore le même couloir de grêle, qui remonte du Médoc et de Blaye vers Montendre et Julliac. Il y a eu quelques grains de grêle et beaucoup d’eau sur Jarnac, mais il y aurait des dégâts plus bas. »

Impacts

En Charente-Maritime, sur les communes de Montendre et Pons, les premiers retours de vignerons collectés par Vitisphere ne font pas état de dégâts : « on est passés à travers, ça a grondé, mais l’on n’a pas été touché, apparemment » témoigne le viticulteur Laurent Raine (SCEA Ormeaux à Pons), qui « croise les doigts pour le reste de la saison, tout peut être perdu en cinq minutes tant que ce n’est pas dans les cuves ». Dans le Médoc et à Blaye, « nous avons des retours d’impact de grêle sur des secteurs de Listrac, Moulis, Yvrac, Saint-Paul… » rapporte Bruno Samie, le coordinateur des 22 conseillers de la Chambre d'Agriculture de Gironde, qui confie « avoir été pris de cours par gros épisode orageux, qui n’était pas prévu avec cette violence ».

"Grappes en train de nouer"

« Après les fortes chaleurs des deux derniers jours on s’attendait à un orage, mais on espérait seulement un abat d’eau » confirme Anthony Yaigre, le directeur technique du château Beaumont (cru bourgeois du Médoc, sur la commune de Cussac-Fort-Médoc). Qui rapporte qu’« il y a eu de la grêle associée à de fortes précipitations (20 à 30 millimètres). On constate quelques dégâts sur grappes en train de nouer. Les petits grêlons ont suffi, on voit déjà des baies brunir. » Même constat de l’autre côté de l’estuaire, où Pierre-Charles Dartier, du château Cailleteau Bergeron (appellation Blaye, sur la commune de Mazion) se hâte de préparer un traitement pour tenter de cicatriser et assécher les baies touchées. Si l’ampleur des dégâts de l’orage d’hier reste inconnu, le beau temps de ce jour permet au moins de tenter d'en limiter l'impact.

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