LE FIL

Vignoble sous surveillance

Le mildiou contenu, l'oïdium inquiète dans le Sud-Est

Mardi 04 juin 2019 par Hélène de Montaignac

« Il faut être vigilant. L’oïdium a tendance à rester très discret un temps, puis au stade « fermeture de la grappe », on peut le voir surgir de façon importante » souligne Amandine Fauriat.
« Il faut être vigilant. L’oïdium a tendance à rester très discret un temps, puis au stade « fermeture de la grappe », on peut le voir surgir de façon importante » souligne Amandine Fauriat. - crédit photo : BSV Ardèche
Dans certains secteurs du Sud-Est, des symptômes de mildiou ont été observés sur inflorescences. Mais si la surveillance est de rigueur, le risque est actuellement modéré.

Il y a un an, le mildiou frappait les régions méridionales par surprise et de façon virulente. De quoi avoir le pulvérisateur aux aguets ce millésime. Mais si le risque est présent, la pression est nettement moindre dans le Languedoc et la Vallée-du-Rhône. Il faut toucher du bois… de vigne. Globalement, les conditions météorologiques de mai, avec de fraîches températures, l’absence de pluies significatives et du vent, ont contenu les foyers de contamination. Dans le Gard, l’Hérault et les zones littorales des Pyrénées Orientales, dès le 23 mai le BSV du Languedoc-Roussillon signale toutefois de nouveaux foyers primaires et des repiquages sur feuilles et sur inflorescences.

A LIRE AUSSI

Observations dans les collections ampélographiques
5 % des cépages sont peu sensibles au mildiou
Campagne de traitements 2019
Les pulvérisateurs sont de sortie !

« Dans le département, les symptômes restent dispersés et isolés pour le moment », tempère Samuel Tiger, de la Chambre d’agriculture du Gard. Dans les côtes-du-Rhône, la situation est également stable. Le 3 juin, Amandine Fauriat, de la Chambre d’agriculture de l’Ardèche, se veut rassurante. « On a relevé une seule tache sur feuilles il y a deux ou trois semaines, pas davantage sur les témoins non traités. Les modèles n’indiquent pas non plus de grosse pression », rapporte la conseillère viticole. Dans l’ensemble, les viticulteurs ont cependant joué la sécurité. « Les traitements ont commencé en avril, beaucoup sont au troisième ou quatrième», ajoute Amandine Fauriat.

Bien aérer la vigne

Un viticulteur averti en valant deux, les techniciens appellent à la prudence. Bien guetter les nouvelles sorties de taches et veiller aux méthodes prophylactiques. Le froid ayant a freiné la croissance durant les trois premières semaines de mai, l’épamprage et l’ébourgeonnage, ont pu être faits dans les temps pour ceux qui y ont recours. « Contre les maladies, il est important d’avoir une vigne bien aérée », confirme Romain Bournaud, de Provence Œnologie. « Cela permet au vent de pénétrer pleinement la vigne pour la sécher, et aux traitements de s’appliquer partout ».

A ce stade floral de haute sensibilité à l’oïdium, c’est finalement cette maladie qui inquiète davantage. On l’observe actuellement sur feuilles dans les parcelles sensibles (en Ardèche, sur carignan et chardonnay dans l’Aude et le Gard, sur les parcelles à symptômes en « drapeaux » dans l’Hérault). « Il faut être vigilant. L’oïdium a tendance à rester très discret un temps, puis au stade « fermeture de la grappe », on peut le voir surgir de façon importante », prévient Amandine Fauriat.

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2019 - Tout droit réservé