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Nouveaux postes à pourvoir pour le conseil spécialisé vin

Mercredi 29 mai 2019 par Alexandre Abellan
Article mis à jour le 06/06/2019 15:03:30

Basé en région parisienne, FranceAgriMer déploie ses services en région dans les DRAAF.
Basé en région parisienne, FranceAgriMer déploie ses services en région dans les DRAAF. - crédit photo : FraceAgriMer
Le lieu de débat et d’orientations politiques de la filière vitivinicole nationale va passer de 43 à 57 sièges, dont une nouvelle position de vice-président.

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A la suite des états généraux de l’alimentation, la gouvernance de l’établissement national des produits de l'agriculture et de la mer (FranceAgriMer) vient d’être modifié par le décret n°2019-519. Entrant en vigueur ce premier juin, « cette modernisation vise à simplifier l’architecture de ses instances, tout en conservant l’originalité de l’association entre pouvoirs publics et professionnels » précise un communiqué. Pour la filière vin, « cela ne va changer les choses qu’à la marge » glisse l’un de ses membres, vigneron du Midi. En pratique, le conseil spécialisé vin et cidres va passer de 43 à 57 membres. Parmi les 13 personnalités qualifiées supplémentaires du précédent conseil spécialisé, une partie a été reconduite précise FranceAgriMer.

Nouveaux postes

La principale nouveauté est la création d’un poste de vice-président. Si le président du conseil spécialisé resterait le viticulteur languedocien Jérôme Despey, cette nouvelle vice-présidence fait l’objet de discussions entre les filières vins et cidres. « Ce n’est pas un grand enjeu, on va rapidement s’accorder » évacue un représentant du Sud-Ouest. Désormais, le conseil spécialisé vin et cidre va comprendre sept représentants de l'Etat (contre six précédemment, avec toujours deux membres de l'Institut national de l'origine et de la qualité), neuf représentants du syndicalisme agricole (contre huit par le passé, dont toujours un de l’agriculture biologique), neuf négociants et metteurs en marché (contre deux auparavant), vingt représentants des bassins viticoles issus paritairement du négoce et de la production (cet équilibre n’était pas précisé avant), et toujours un représentant de la coopération, des vignerons indépendants, des salariés, des consommateurs et des régions. A noter que sur les 57 membres du nouveau conseil spécialisé, sept ont une voix seulement consultative (les interprofessions, les instituts techniques et les Chambres d'Agriculture).

"Tout ça ne changera pas grand-chose"

« Tout ça ne changera pas grand-chose. 99,9 % des vignerons et négociants lambdas se fichent du conseil spécialisé... Et je peux dire qu’ils ont bien raison ! » lâche l’un de ses membres. Ce producteur bordelais soulignant cependant l’intérêt d’un lieu de débat interne à la filière. FranceAgriMer permettant aux pouvoirs publics et à la filière de piloter le versement des aides européennes (OCM vin), de s'accorder sur le potentiel de production du vignoble français (avec les autorisations de plantation)...

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