LE FIL

Enjambeur électrique

Saudel désherbe sans décibel

Mardi 04 juin 2019 par Martin Caillon

L'enjambeur électrique Beagle de Saudel manoeuvre en douceur et sans bruitL'enjambeur électrique Beagle de Saudel manoeuvre en douceur et sans bruit - crédit photo : Martin Caillon
Testé en mai dernier dans le vignoble bordelais, l’enjambeur électrique Beagle de Saudel a séduit. L’engin est silencieux, maniable et facile à piloter

Silence, ça tourne ! Ce jeudi 23 mai au Lycée viticole de Montagne, dans le Libournais, l’enjambeur électrique Beagle manœuvre en douceur et sans bruit au bout du rang. Equipé d’une paire d’interceps EcosatelYt Léger, le petit automoteur jaune, mis au point l’an dernier par le métallier Lot-et-Garonnais Saudel, désherbe le cavaillon proprement et sans heurt à 4 km/h. Le résultat, probant, n’est pas surprenant car le prototype est taillé sur mesure pour le travail du sol.

De gabarit modeste (3,50 métres de long et 1,65 m de large hors tout) et léger (2,8 tonnes), l’enjambeur Saudel est pourvu d’un tunnel de 500 mm de largeur et 2 m de hauteur sous poutre. Equipé sous ses deux flancs d’un porte-outil installé entre roues, l’engin est conçu, dans sa configuration actuelle, pour travailler sous un rang de vigne avec des lames, des décavaillonneuses, ou des outils rotatifs non animés principalement. L’équipement est propulsé par deux roues motrices mues par des moteurs électriques et une tonne de batterie au plomb.

Prise en main facile

La prise en main du Beagle est facile. L’avancement s’effectue en actionnant l’inverseur, placé main gauche sous le volant, puis en pressant progressivement une pédale avec le pied droit.  Le contrôle de l’assiette, du dévers et de la profondeur des outils, commandé à l’aide de boutons affleurant l’accoudoir, est réactif et souple. Pratique, l’opérateur peut aussi depuis ce dernier activer le régulateur de vitesse de l’enjambeur. Dans le rang, l’engin évolue à l’aise sur terrain plat mais manque un peu de puissance roues braquées pour manœuvrer. De même, il peine à atteindre 3 km/h au travail dans les côtes inclinées à 15°.

Pour y remédier, le Beagle devrait à l’avenir embarquer des moteurs plus puissants. Ces derniers pourront être alimentés, à la demande du client et en option, par deux à quatre blocs d’accus au lithium selon l’autonomie souhaitée. Bridée à 6 km/h - pour économiser les batteries - le prototype actuel bénéficie, au dire du constructeur, de six à huit heures d’autonomie au travail en fonction du terrain et des outils. La prochaine version pourrait être pilotée à l’aide d’un joystick, bénéficier de deux plages de vitesse et être homologué à 15 km/h sur la route. De 50 000 euros avec des accus au plomb, le Beagle se négociera autour de 70 000 € en version lithium.

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