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Réapparition du sujet européen dans les organisations professionnelles viticoles

Vendredi 19 avril 2019 par Marion Sepeau Ivaldi

Le sujet européen, ou plutôt celui de l’OCM, revient en force au sein des organisations professionnelles viticoles. La volonté de la Champagne de s’imposer comme le leader politique de la défense du système des autorisations de plantation ; le coup de semonce des Vignerons indépendants de l’Hérault contre la gestion des aides européennes par la France ; l’accueil plutôt bon des propositions du Parlement européen concernant l’OCM vitivinicole post 2020 ; ou encore le choix de la Cnaoc de se questionner sur la PAC 2020 lors de son congrès (qui se tiendra le 25 avril à Colmar) : tous ces éléments sont autant de signes de la mobilisation de plus en plus forte des organisations syndicales sur le sujet. Au vu du rapport d’évaluation de l’OCM vitivinicole du cabinet Agrosynergie et de la position des députés européens de réaliser des modifications à la marge de l’OCM, on peut se demander si l’enjeu concerne vraiment Bruxelles ou si la vraie bataille à mener est purement française. On voit se dessiner comme un consensus européen sur l’efficacité de l’OCM et un vrai questionnement sur la capacité de l’administration française à la gérer. Le retard des paiements des aides et la probable non-consommation de l’enveloppe de la cagnotte montrent combien, même si la politique est bonne, son efficacité peut être remise en cause. Reste que danger peut venir d’ailleurs. En se focalisant sur les sujets techniques, il est possible de passer à côté d’enjeux primordiaux. La PAC n’est jamais acquise. Il n’y a qu’à lire la tribune de l’économiste Jacques Depla dans Les Echos, appelant à mettre un terme purement et simplement à la PAC, considérant qu’elle a terminé ce pour quoi elle a été créée : garantir l’alimentation des Européens. Rebondissant sur l'incendie qui a secoué la terre entière cette semaine, l'économiste propose d’allouer ces fonds agricoles à la sauvegarde et l’entretien du patrimoine européen, tout en bâtissant une véritable politique européenne dans le domaine. L’incendie de Notre-Dame a bon dos.

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