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Distribution

Le concept de caviste-ambulant pour conquérir les marchés

Lundi 01 avril 2019 par Juliette Cassagnes

Rachal Delahaye reçoit beaucoup de demandes de marchés pour venir y vendre ses vins
Rachal Delahaye reçoit beaucoup de demandes de marchés pour venir y vendre ses vins - crédit photo : R Delahaye
Rachel Delahaye, entrepreneuse passionnée de vins, souhaite développer un réseau de cavistes ambulants grâce à des camions qui sillonneront les marchés.

Depuis deux ans-et-demi, Rachel Delahaye installe son « camion » baptisé « Les pépites de Rachel » sur les marchés d'Ile-de-France. Dans son véhicule se trouvent des vins de « terroir », qu'elle a soigneusement sélectionnés auprès de vignerons, et qu'elle vend sur les marchés: « Les clients viennent me voir avec les produits qu'ils ont acheté sur le marché; je les conseille donc en direct sur les accords mets-vins », témoigne celle-ci.

"Un réseau de cavistes ambulants"

Ce concept de « caviste ambulant » fonctionne plutôt bien, au point qu'elle souhaite maintenant l'étendre à d'autres régions, en Bretagne-Normandie et dans l'Est notamment. « Il y a très peu de vins à vendre sur les marchés, cela manque et j'ai pas mal de demandes », argumente t-elle. Pour ce faire, l'entrepreneuse souhaite créer un véritable réseau et tente donc, depuis 1 mois, de recruter de nouveaux vendeurs. « Je cherche des personnes qui aiment le vin et raconter des histoires autour, des personnes engagées, avec l'envie de développer leur commerce », précise Rachel Delahaye.

Un camion privatisable en wine-bar

Les futurs cavistes doivent se procurer leur propre véhicule, une camionnette du type « Renault master », et s'acquitter qu'un « ticket d'entrée » d'une valeur de 40000 euros. Cela leur donne droit à l'utilisation de la marque, l'aménagement et la décoration de leur véhicule, et « tout un accompagnement pour réussir dans leur entreprise » : aide aux choix des marchés et des emplacements, partie administrative, formation à la technique de vente, communication via notamment les réseaux sociaux, etc. Les impétrants bénéficient, par ailleurs, dans leur contrat d'une exclusivité sur la zone et les villes, pré-définies ensemble.

Chaque caviste achète ensuite ses vins parmi la centaine de références sélectionnées par l'entrepreneuse, et doit ensuite les revendre. Selon celle-ci, l'activité et le taux de marge sont « suffisants pour rentabiliser en un an l'investissement de départ ». Les prix de vente finaux des vins se situeraient entre 8 et 24€ et le nombre de jours de travail d'environ 4 ou 5.

Autre moyen d'améliorer la rentabilité : le camion peut aussi être privatisé et se transformer en bar à vins, dans le cadre d'événements privés ou organisés par des municipalités.

Rachel Delahaye va elle-même investir prochainement dans 2 camions supplémentaires. D'ici 2021, elle espère atteindre une "flotte" d'une dizaine de camions. « Je veux y aller progressivement , je suis dans une démarche qualitative », précise- t-elle.

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