LE FIL

 Je reprends ma lecture 
{{str_intro_2}}
{{str_intro_3}}
{{message_alert}}
 {{bt_suivant}} 

 Je réponds 

Esthétique analytique

La poésie des dégustations de Jules Chauvet, père des vins nature

Samedi 16 mars 2019 par Alexandre Abellan
Article mis à jour le 19/03/2019 18:49:57

Né en 1907, Jules Chauvet est décédé en 1989.
Né en 1907, Jules Chauvet est décédé en 1989. - crédit photo : Éditions de l’Épure
Réunies sous forme de cartes postales, les notes de dégustateur du négociant du Beaujolais sont de vrais morceaux de poésie vinique.

« Le vin a tendance à se replier, à se tasser sur lui-même. C’est l’homme d’âge mûr qui se voûte légèrement » note, tout en élégance, Jules Chauvet, dégustant en mai 1952 un Corton 1945 qui quittait son apogée. Bien connu pour ses talents de dégustateur, le négociant Jules Chauvet avait un don certain pour exprimer aussi précisément que poétiquement son ressenti d’un vin. Poursuivant leur travail de réédition et de valorisation des écrits de Jules Chauvet, les éditions de l’Épure publient en coédition avec Marie Rocher douze cartes postales (Vins à la carte. Millésimes, 12 euros) qui oscillent entre métaphores filées et brefs haïkus.

Grands crus

Cette première sélection de notes fait la part belle à de belles étiquettes, comme un château Rayas 1945 (dégusté en mai 1952 : « la structure est d’une continuité remarquable et relie entre elles des courbes souples, pures et puissantes à la fois »), un Cheval Blanc 1948 (dégusté en mai 1952 : « la plastique de la saveur apporte une réplique exacte de l’arôme ») ou un Krug 1962 (dégusté en 1987 : « De beaux restes d’un champagne de grande classe »). Mais le négociant-éleveur de la Chapelle-de-Guinchay reste attaché à son Beaujolais natal.

"Impression du palais"

Dégustant en 1951 un Moulin-à-Vent 1949, Jules Chauvet note que le vin « s’appuie assez fortement sur le palais par ses tanins, mais discrètement. Apparaît en relief juste assez pour imprimer sa forme sans l’imposer puis s’évanouit pour ne laisser qu’un arôme pivoine-jacinthe. Cette impression du palais est celle des bons beaujolais. Elle s’oppose au relief puissant des bourgognes rouges de tradition. »

Partageant son goût d’esthète sans compromis, Jules Chauvet a inspiré une génération de vignerons qui a abouti au mouvement des vins nature
 

 

Heureusement retranscites de manière lisible par les Éditions de l'Épure, les notes de Jules Chauvet témoigne de commentaires pris sur le vif de la dégustation.

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2019 - Tout droit réservé