LE FIL

Journée mondiale de la femme

Laure Gros Fabre sera ce soir l’une des Wine and Women by Sud-Ouest

Vendredi 08 mars 2019 par Marion Sepeau Ivaldi

Laure Gros Fabre vigneronne à Gaillac : 'dans la très grande majorité des cas, les gens sont contents d’échanger avec une femme vigneronne'.
Laure Gros Fabre vigneronne à Gaillac : 'dans la très grande majorité des cas, les gens sont contents d’échanger avec une femme vigneronne'. - crédit photo : - Samuel Cortès - etvoila.conception@gmail.com
Wine and Women by Sud-Ouest, c’est une vingtaine de vigneronnes qui animeront des dégustations dans les restaurants toulousains ce 8 mars. Rencontre avec l’une d’entre-elles.

Petite première pour l'interprofession des vins du Sud-Ouest. Ce 8 mars, elle organise un évènement dans des restaurants toulousains où une vingtaine de vigneronnes viendront présenter leurs vins. Baptisée Wine and Women by Sud-Ouest, chaque vigneronne devient la maîtresse des lieux. Une parenthèse pour changer l’image masculine du métier de vigneron. « J’y vais en me disant que je vais tout simplement faire mon métier ! » lance à la volée Laure Gros Fabre du Domaine Gayrard (Gaillac), qui n’a pas l’intention de se lancer dans un discours sur la place des femmes dans le monde du vin… même si agir en ce sens ne lui est pas indifférent. « C’est par ces actions ou celles des Ailes de Gaillac (NDLR : association de vigneronnes de Gaillac, membre du Cercle des femmes du vin) que nous prenons du poids dans la profession » explique celle qui sera à la Brasserie des Beaux Arts chez Flo ce soir. Car, pour elle, le changement nécessaire doit se faire par une présence plus appuyée des femmes dans les instances représentatives professionnelles. « Elles ne sont uniquement que composées d’hommes. Il n’y a pas de vision féminine dans les choix qui sont faits. Cela doit évoluer. » estime-t-elle.

"Le vin est un produit agréable à vendre"

A l’échelle de son domaine qu’elle gère avec son mari depuis 2015, les rôles sont répartis de manière plutôt traditionnelle. Il gère la partie technique, elle s’occupe de la gestion. Ceci s’explique par leur formation personnelle, plus que par l’héritage d’un partage des rôles ancestral. Lui est ingénieur agricole de l’Ecole supérieure d’agriculture de Purpan, Laure a travaillé dans l’animation de réseaux commerciale. « Mais, les décisions stratégiques pour nos vins sont prises ensemble. Sinon, je ne serais pas dans l’aventure !» affirme-t-elle avec une fermeté bienveillante. Et dans son rôle commercial a-t-elle eu à défendre sa crédibilité ? « Cela ne m’est pas arrivé. Si parfois, sur des aspects techniques, j’ai affronté des mises en doute. Mais dans la très grande majorité des cas, les gens sont contents d’échanger avec une femme. Le vin est un produit agréable à vendre, et ce avec une certaine facilité car c’est un produit de partage et de convivialité ! » Alors a-t-elle un regret, quelque chose qu’elle souhaiterait changer ? « Ce qui me révolte c’est le nombre de femmes en maillot de bain sirotant un verre de vin que l’on voit sur Instagram. C’est dramatique ». Changer cette représentation, une idée à soumettre au réseau social pour célébrer la journée de la femme. A vos hashtag #PasBesoindêtreNuePourApprécierleVin.

 

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VOS RÉACTIONS
Nanard le motard Le 10 mars 2019 à 08:28:01
Continuez à titrer vos événements et vos noms d'entreprises en anglais, fossoyeuses de votre langue , tout cela pour vendre du Bordeaux, l'un des vins où il y a le plus de pesticide, je ne vous dis pas bravo mesdames, décidément aussi cons que les mecs !!
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