LE FIL

 Je reprends ma lecture 
{{str_intro_2}}
{{str_intro_3}}
{{message_alert}}
 {{bt_suivant}} 

 Je réponds 

Salon Wine Paris

Paris testé, Paris risqué, mais... pari gagné ?

Mercredi 13 février 2019 par Alexandre Abellan
Article mis à jour le 14/02/2019 10:46:11

Du 11 au 13 février, le salon Wine Paris s’est positionné en capitale de la filière du vin français, de la Corse à la Loire, en passant par le Sud-Ouest et l’Alsace. Sans oublier des stands italiens et espagnols conséquents.
Du 11 au 13 février, le salon Wine Paris s’est positionné en capitale de la filière du vin français, de la Corse à la Loire, en passant par le Sud-Ouest et l’Alsace. Sans oublier des stands italiens et espagnols conséquents. - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
Réussissant à fédérer, la première édition du salon parisien suscite un enthousiasme inattendu, presque surpris. Malgré des ressentis d’exposants nuancés sur les flux de visiteurs, et des incertitudes concernant la coexistence avec Vinexpo.

Plus on est de fous, plus on rit. Si de nombreux visiteurs et exposants reconnaissent être venus en traînant les pieds pour tester la première édition de Wine Paris, ils s’affirment agréablement surpris par la dimension et l’attractivité de l’évènement professionnel réunissant les salons des vins septentrionaux (Vinovision) et des vins méditerranéens (Vinisud). La première impression ayant son importance, la foule s'est pressée le matin du premier jour, ce lundi 11 février a marqué les esprits favorablement. Et ce même si les flux se sont réduits ensuite, surtout le mercredi 13 février, et que toutes les allées du parc des expositions de Versailles n’ont pas été irriguées de manière identique.

 

Pas encore Prowein, mais plus Vinovision

Si Wine Paris est encore loin d'être Prowein en termes de dimensions (avec 2 000 exposants à Paris contre 6 870 à Düsseldorf), ce n’est plus le salon Vinovision, qui n’avait pas dépassé le succès d’estime lors de ses deux premières éditions (350 stands pour 5 500 visiteurs en 2018). « On a joué. L’an dernier on a eu peur de perdre, avec Vinovision qui prenait du temps à se consolider. Mais Interloire ne s’est pas trompée en étant à l’initiative de ce salon réunissant le vignoble à Paris » souffle Florence Flao, la PDG de la maison ligérienne Louis de Grenelle. Affirmant son envie d’investir sur ce nouveau salon, elle salue un visitorat qualifié, du traditionnel à la grande distribution, et plus international que prévu. « C’est une bonne surprise. On prévoyait beaucoup de cavistes parisiens et il y a des visiteurs étrangers inattendus (Costa Rica, Ukraine…) » rapporte la vigneronne Martine Sipp, du domaine alsacien Louis Sipp.

Ayant essuyé les plâtres*, cette première édition de Wine Paris suscite l’envie des exposants de croire à un nouveau rendez-vous collectif sur un bon tempo commercial. « C’était un pari, on a joué la synergie et on sera là l’an prochain ! Je n’étais pas convaincue en montant à Paris, je le suis devenue » témoigne Sylvie Courselle, la directrice du château Thieuley à Bordeaux. Si les retours sur Wine Paris sont globalement enthousiastes, des exposants se montrent plus partagés. Surtout dans le hall 7.1, moins couru que le hall 4 situé à l’entrée du parc, selon les exposants.

"Ancien Vinisud"

On entend même en fond sonore une nostalgie du salon Vinisud (30 000 visiteurs pour 1 500 exposants), notamment pour les exposants languedociens qui jouaient à domicile et économisaient sur les coûts de logement et de déplacement. « Qualitatif, le nombre de visiteurs n’est pas suffisant par rapport à l’ancien Vinisud. On se pose la question de revenir alors que l’on reçoit le tract pour Wine Paris 2020, qui signe l’arrêt de Vinisud » témoigne Aude Tisseraud, la responsable commerciale des caves d’Euzet dans le Gard.

Se disant mitigée, Cécile Dardanelli, à la tête du domaine Bel Avenir dans le Beaujolais, est cependant prête à renouveler sa participation à Wine Paris. « C’est une première édition. Le concept de se rassembler sous une même bannière est porteur pour les clients. La fusion Vinovision et Vinisud doit s’installer doucement, la prochaine édition sera plus réussie » prédit la vigneronne. À condition que les visiteurs ne s’embrouillent pas entre le doublon annoncé en 2020 de Vinexpo Paris et Wine Paris. Cette confrontation étant un sujet de discussion et de rumeurs sans fin dans les allées.

La guerre des salons français est déclarée

C’est le coup bas qui fait jaser : à l’entrée du parc des expositions, des tracts étaient distribués pour promouvoir le premier salon de Vinexpo à Paris (du 13 au 15 janvier 2020). Un casus belli qui a fait grincer des dents auprès des organisateurs de Wine Paris (Comexposium), qui ne cachent pas avoir tenté de se rapprocher par le passé de la Chambre du Commerce et de l’Industrie de Bordeaux, pour lui racheter Vinexpo (ou mettre en place un hub parisien de leurs évènements). Ces tentatives étant restées vaines (à date), les exposants et visiteurs du salon Wine Paris sont nombreux à regretter que les salons français ne se mettent pas au service de la filière vin, mais de leurs intérêts particuliers. Finalement, plus on est de fous, moins on rit.



* : Notamment en matière de dimensionnement des services du salon (vestiaires débordés et sécurité sous-dimensionnée pour fluidifier les entrées) et de circulations entre les deux halls (assez artisanale).

 

Ce matin du 12 février, des tracts pour Vinexpo Paris étaient distribués à l’entrée de Wine Paris, qui communique également sur sa prochaine édition (10-12 février 2020). Marie Gauthier, Wine4Trade.
 

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
VOS RÉACTIONS
Jean-Ma Le 13 février 2019 à 18:54:50
Caviste indépendant depuis plus de trente ans en Haute-Savoie, nous descendions à Vinisud bien sûr. Nous n’irons jamais à Wine Paris, herbegement hors de prix, et surtout, événement totalement déconnecté du (des) vignobles, le centralisme à la vie dure en France.... les petits indépendants comme nous ont été purement et simplement sacrifiés par les organisateurs.... il est vrai que nous ne pesons certainement plus bien lourd aujourd’hui ! Décevant.
jm vigneron Le 13 février 2019 à 16:45:56
oui le vestiaire ça fait vraiment kermesse on est pro ou pas: allez faire un tour à Prowein
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2019 - Tout droit réservé