LE FIL

Sud-Ouest

Bergerac reprend des couleurs

Mardi 29 janvier 2019 par Colette Goinere

De gauche à droite : Jacques Rodriguez président de la FNVBSO  et Marc Lecomte, président de l’IVBD.De gauche à droite : Jacques Rodriguez président de la FNVBSO et Marc Lecomte, président de l’IVBD. - crédit photo : Colette Goinère
Un cours du Bergerac rouge qui remonte, une récolte 2018 correcte, des disponibilités de bon niveau, des actions marketing autour de la valorisation des AOC : de quoi mettre du baume au cœur des structures représentant la production et le négoce de Bergerac Duras.

Union sacrée ce 28 janvier : l’interprofession, le négoce, la Fédération des vins de Bergerac Duras ont tenu un discours à l’unisson devant producteurs et négociants réunis à Monbazillac pour une journée filière vins. «  La récolte 2018 est correcte, les disponibilités  sont de bons niveaux. Le printemps a été humide mais les qualités sont excellentes. Notre vignoble bouge. Je vois la coupe à moitié pleine » s’est félicité Eric Chadourne, président de la FVBD, la Fédération  des Vins de Bergerac Duras. Jacques Rodriguez, à la tête de la FNVBSO, la Fédération des Négociants Bergerac et Sud-Ouest, ne dit pas autre chose : « En 2018, Bergerac a repris ses positions en grandes surfaces et cette AOC s’est déployée  au point de donner confiance ».

Les cours s’orientent à la hausse

Bref, les clignotants seraient au vert.  Un signe : le cours moyen du Bergerac rouge affichait 913, 29 € /T pour la campagne  2016/17  pour passer à 1067, 81 € /T (campagne 2017/18) et grimper à 1135, 02 € pour les cinq premiers mois de ce début de campagne. La mise en marché  du Bergerac rouge  représente pour cette campagne  2017/18  190 681 hl, soit + 4,5% par rapport à l’année précédente.  Le cours moyen du Côtes de Duras rouge atteint 1073, 92 €/T,  soit + 4,17% par rapport à la camapgne précédente.  27124 hl  de cette AOC sont sortis des chais, soit une progression de 33% par rapport à n-1. Pour Pécharmant, 1046 hl ont été contractualisés, soit +66%. Et le cours a pris +9, 80%.  

Autre raison de  considérer que la coupe est à moitié pleine : les projets menés qui visent à augmenter la notoriété de chaque AOC.  Ainsi un gros évènement va voir le jour chaque année à Monbazillac  (week-end de Pentecôte). Première édition : le 8 et 9 juin prochain.  Quatre univers seront déployés sur ces deux jours : une soirée gérée  par les jeunes viticulteurs de Monbazillac et destinée à une cible de consommateur 18/35 ans. Au programme food truck et concerts. Objectif ? Donner une image plus moderne de cette AOC. Deuxième univers : celui de la plage avec des cocktails à base de monbazillac et de bars à fruits. Autre approche : celle des accords mets vins autour de l’Asie. Et, enfin, un marché de producteurs (foie gras, confits etc...). Des chefs étoilés et locaux devraient participer à cet évènement dont le budget n’est pas encore arrêté. Des partenariats financiers sont recherchés.

"Nous avons du mal à créer de la valeur sur nos productions"

Reste une raison de se réjouir d’une autre nature : la volonté de cohérence et de cohésion de tous les acteurs de la filière. Depuis juillet dernier, l’IVBD, la FNVBSO  et la FVBD  ont décidés de créer un organe de gouvernance commun afin de réfléchir et d’engager des actions communes. C’est l’VBD (Interprofession des Vins de Bergerac Duras) qui est devenu cet organe de gouvernance. « Maintenant nous réfléchissons tous ensembles, nous décidons tous ensembles, et nous avancerons tous ensembles avec comme seul objectif le bien de notre filière » a martelé Marc Lecomte, président de l’interprofession.  Un discours angélique ?  Pas sûr, il y a urgence : « Malgré les efforts incontestables sur la qualité de nos vins, les investissements en communication, le professionnalisme de nos vignerons et négociants, nous avons du mal à créer de la valeur sur nos productions » a-t-il lâché. 

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