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Marché

Les cours restent fermes en Pays d'Oc rouge

Lundi 14 janvier 2019 par Michèle Trévoux
Article mis à jour le 18/01/2019 08:43:43

La campagne 18/19 signe une commercialisation classique avec des sorties de chais qui suivent un rythme normal.
La campagne 18/19 signe une commercialisation classique avec des sorties de chais qui suivent un rythme normal. - crédit photo : CC0 Creative Commons
Le marché de l’IGP Oc rouge a démarré plus timidement que celui des rosés. Les cours restent fermes car les achats ont porté essentiellement sur les belles qualités.

Après un démarrage en trombe pour les IGP Oc en rosé, la campagne a commencé plus calmement pour les rouges. Depuis le début de la campagne, le volume des transactions, arrêté au 21 décembre, s’élève à 730 000 hl alors que 852 000 hl avaient été échangés sur la même période l’année dernière. « Nous avions un niveau de stock conséquent en fin de campagne 2016-2017, alors qu’ils étaient très faibles en ce début de campagne. Cette année, on retrouve un volume de transactions similaire à celui du début de la campagne 2016-2017 », nuance Jean Courty  du service régional de FranceAgriMer à Montpellier.

Les cours restent fermes

Alors que la production craignait une baisse des cours du fait de la grosse récolte 2018 dans les autres régions de production françaises et plus globalement en Europe, les cours sont restés quasiment stables sur ces premiers mois de campagne. Le cours moyen tous cépages confondus s’établit à 88,9 €/hl contre 89,5 € l’an dernier. Le cabernet sauvignon se négocie en moyenne à 90 €/hl et le merlot à 86 €/hl. « Tous les gros metteurs en marché se sont couverts avec des volumes importants sur les belles qualités. Les autres metteurs en marché ses sont alignés sur ces prix. Par ailleurs, ces données intègrent les vins en conversion que le négoce s’est engagé à payer plus cher. D’où la fermeté des cours en ce début de campagne. Mais pour les vins de qualité moyenne, ça risque d’être plus compliqué », confie Jean-Christophe Baille, courtier dans le Gard.

Des prix différenciés selon la qualité

Une analyse que partage Gilles Gally, responsable des achats vin chez Jeanjean. « Cette année, on constate de grosses différences qualitatives entre les vins. Les belles qualités se négocient en début de campagne. Pour les qualités plus moyennes, nous aurons un prix différencié », précise-t-il. « Les rouges ne connaissent pas le même succès que les rosés. On ressent une certaine morosité : les gilets jaunes, le Brexit, et la Chine qui réduit ses achats de vins français… Ce n’est pas un bon signal pour le marché », glisse Jean-Michel Sagnier, président de la coopérative de Saint Bauzille de la Sylve dans l’Hérault.

Les ventes à l’export déterminantes

L’évolution des cours va également dépendre du comportement des ventes à l’export, la GD française n’étant pas très porteuse en ce début de campagne. « Nos voisins européens ont fait de bonnes récoltes cette année. Nos vins vont affronter cette concurrence. Il faut espérer que l’origine fasse la différence », souligne Gilles Gally.

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