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Commerce

Le Japon entrera-t-il dans le top 5 des clients de la France ?

Mercredi 02 janvier 2019 par Marion Sepeau Ivaldi

Pour les vins, le Japon applique un droit de douane de 182 yens/l pour les vins mousseux (soit 1,44 euro/l) et 15 %, plafonné en valeur à 112 ¥/l pour les vins en bouteilles (soit 0,89 €/l) et à 67 ¥/l pour les autres vins (soit 0,53 €/l)
Pour les vins, le Japon applique un droit de douane de 182 yens/l pour les vins mousseux (soit 1,44 euro/l) et 15 %, plafonné en valeur à 112 ¥/l pour les vins en bouteilles (soit 0,89 €/l) et à 67 ¥/l pour les autres vins (soit 0,53 €/l) - crédit photo : Vitisphere
Les parlements japonais et européen ont entériné un accord de libre-échange en décembre dernier. De quoi laisser espérer un développement du commerce sur ce marché.

Sixième client en valeur de la France en 2017 avec 482 millions d’euros exportés, le Japon deviendra-t-il le cinquième client de l’Hexagone en 2019 ? Cela reviendrait à réaliser un chiffre d’affaires au moins équivalent de celui réalisé avec la Belgique, où l’export représente 523 millions d’euros (en 2017). Cela paraît jouable, mais peut-être faudra-t-il plus d’une année à la filière française pour gagner des parts de marché, même si à compter du 1er février 2019, l’accord de libre-échange entre le Japon et l’Union européenne entre en vigueur.

Fin des droits de douane

Concrètement que contient l’accord ? Il porte principalement sur trois domaines. D’abord l’élimination des droits de douane dès l’entrée en vigueur de l’accord. Si une part importante des spiritueux bénéficiait déjà d’un droit nul, l’accord vient sécuriser cet acquis. Pour les vins, le Japon applique un droit de douane de 182 yens/l pour les vins mousseux (soit 1,44 euro/l) et 15 %, plafonné en valeur à 112 ¥/l pour les vins en bouteilles (soit 0,89 €/l) et à 67 ¥/l pour les autres vins (soit 0,53 €/l). Si le montant de ces droits est modeste en valeur absolue, il peut jouer sur les vins d’entrée de gamme sur lesquels la concurrence est plus vive.

Cet accord implique ensuite la levée de certaines barrières non tarifaires. Cela couvre en particulier certains produits œnologiques qui ne sont pas autorisés par les autorités japonaises, comme le lysozyme ou les copeaux de chêne. L’accord permet de valider certaines pratiques dès l’entrée en vigueur de l’accord et ouvre la voie au règlement pour d’autres produits dans un délai de deux à cinq ans. Ces concessions, assorties d’une clause de conditionnalité garantissant leur mise en œuvre effective dans les délais convenus, constituent une avancée majeure pour nos produits.

Le dernier volet concerne la protection des IG. L’accord intègre une liste d’indications géographiques qui seront protégées par l’accord pour les produits agricoles et agroalimentaires et les boissons alcoolisées. S’agissant des vins et spiritueux français, ce sont 33 noms qui sont intégrés dans cette liste et protégés au titre de l’accord.

 

 

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