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Montpellier ne fusionnera pas avec Paris, mais avec Rennes

Mercredi 02 janvier 2019 par Alexandre Abellan

Réunis au début 2018, Anne-Lucie Wack (la directrice de Montpellier SupAgro), Gilles Trystram (le directeur d’AgroParisTech) et Grégoire Thomas (le directeur d’Agrocampus Ouest) prévoyaient alors une fusion de leurs trois établissements.Réunis au début 2018, Anne-Lucie Wack (la directrice de Montpellier SupAgro), Gilles Trystram (le directeur d’AgroParisTech) et Grégoire Thomas (le directeur d’Agrocampus Ouest) prévoyaient alors une fusion de leurs trois établissements. - crédit photo : DR
Nouveau cap dans la structuration française de l’enseignement supérieur agronomique avec la création de deux pôles visant une visibilité internationale.

Changement de programme : la fusion des trois principales écoles d’agronomie de France, Paris, Montpellier et Angers/Rennes ne se fera pas*, du moins en l’état. Mi-décembre 2018 les ministères l’Agriculture et de l’Enseignement Supérieur ont annoncé la création de deux pôles nationaux. À Paris un « établissement leader dans les sciences et industries du vivant et de l’environnement avec AgroParisTech au sein de l’Université Paris-Saclay » et en région « l’apparition d’un établissement leader sur les questions d’agriculture, d’alimentation et d’environnement, composé d’écoles fortement ancrées dans les territoires et en lien avec les filières [issu] du rapprochement de Montpellier SupAgro et d’AgroCampus Ouest » annonce un communiqué du gouvernement.

Ayant désormais un an pour fusionner, les directions de Montpellier SupAgro et Agrocampus Ouest se sont réjouis dans un communiqué de cette nouvelle orientation : leur « rapprochement permet à la France de se doter d'un leader en enseignement supérieur-recherche sur les questions d’agriculture, alimentation et environnement », alors qu’ils constatent « un enseignement supérieur agronomique aujourd’hui trop fractionné » par rapport à la concurrence internationale (de l’université néerlandaise de Wageningen pour l’alimentation aux universités américaines de Davis pour le vin ou Cornell pour l’agriculture).

Ensemble des filières animales et végétales

N’ayant pas encore de nom, l’établissement né de la fusion de Montpellier SupAgro et d’Agrocampus Ouest « couvrira l’ensemble des filières animales et végétales, y compris la vigne et le vin, l’horticulture et l’halieutique, ainsi que les problématiques du paysage » annoncent les deux écoles. L’ensemble réunira 3 500 étudiants (dont 2 000 ingénieurs et 400 thésards) et 900 employés (dont 210 enseignants-chercheurs dans 36 Unités Mixtes de Recherche).

À ceux craignant que cet ensemble colossal ne dilue les identités propres à chaque école, notamment la viticulture et l’œnologie (qui sont des marqueurs historiques de Montpellier SupAgro, les directions des deux établissements annoncent être « particulièrement attentifs à opérer un regroupement qui permette aux écoles de conserver une très grande autonomie et agilité, et une pleine capacité à s’impliquer activement dans les territoires et les dynamiques de sites, tout en amplifiant leurs actions à l’international. Il faut être forts au niveau local pour être attractif à l’international ».

 

 

* : Ce rapprochement avait été acté en mars 2018 par une lettre de mission de l’ancien ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, avec le regroupement dans un établissement unique d’AgroParisTech, de Montpellier SupAgro et d’Agrocampus Ouest. L’ensemble devait être effectif pour le premier janvier 2020, avec 6 000 étudiants et 500 enseignants-chercheurs.

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