LE FIL

Une vendange généreuse à commercialiser

Vendredi 16 novembre 2018 par Marion Sepeau Ivaldi

Les chiffres stabilisés de la récolte 2018 ont été publiés ces derniers jours. Le volume de vendange s’inscrit dans le top trois de ces dix dernières années. C’est une belle vendange… qu’il va falloir commercialiser alors que l’offre mondiale est, elle, aussi est abondante (la seconde la plus importante depuis 10 ans).

Première conséquence de ce retour des volumes : les metteurs en marché ne se pressent pas pour passer aux achats. Pour l’instant, ce n'est pas de l’attentisme. Juste un retour à un rythme classique du calendrier des achats. Mais, on peut se demander si le tableau de la campagne 15/16 ne va pas se reproduire. Les volumes de vins français commercialisés étaient en retrait, alors que les importations bondissaient. Cette année-là, la compétitivité de l’offre espagnole sur les vins en vrac se révélaient au grand jour à la filière vitivinicole française. La prise de conscience fut pénible, voire douloureuse. Depuis, l’offre vrac italienne a aussi montré sa pertinence. Le pays marque également des points sur l’offre conditionnée, favorisée par une image de marque toujours mieux reconnue. Globalement, la concurrence entre Etat s’affûte d’année en année et devient toujours plus déterminante pour définir la stratégie d’exportation. La France fait le choix de la valorisation de l’offre, un cap qu’il faudra défendre si l’Hexagone souhaite conserver les mêmes dimensions à son vignoble. Pour y voir plus clair, la veille concurrentielle financée par FranceAgriMer apporte un éclairage sur les forces et les faiblesses de cette concurrence. Cette étude, qui fête ses 20 ans cette année, sera dévoilée à Vinitech (du 20 au 22 novembre à Bordeaux). Un rendez-vous à ne pas manquer, où Vitisphere sera présent et vous convie sur son stand Hall1/AlléeC/Stand 1710. Venez nombreux !

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