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Languedoc

Démarrage en trombe des achats de vin rosé

Jeudi 25 octobre 2018 par Michèle Trévoux

La faiblesse des stocks de début de campagne conduit certains metteurs en marché à passer aux achats de manière précoce.
La faiblesse des stocks de début de campagne conduit certains metteurs en marché à passer aux achats de manière précoce. - crédit photo : Creative Commons CC0
Les premières transactions du millésime 2018 ont démarré en Languedoc. Elles concernent essentiellement le rosé, dont les stocks étaient quasiment épuisés en fin de campagne.

Les premières transactions sur le millésime 2018 ont démarré en Languedoc, portées par une forte demande sur les rosés. Dans l’Hérault, la cave de Montblanc, qui produit 60% de ses volumes en rosé, a déjà vendu 7000 hl en moût et 7200 hl en vin fini. « C’est la première fois que je n’ai quasiment plus une goutte de rosé en stock en fin de campagne. Nos clients, qui étaient également à sec, nous ont pressés pour être livrés au plus tôt. Notre première citerne en vin fini est partie le 3 octobre et depuis, nous avons des enlèvements tous les jours. 6000 hl ont été livrés en 10 jours », témoigne le directeur David Reverbel. Les prix sont restés stables, voire en légère hausse pour certaines qualités. «Ce sont surtout des acheteurs qui étaient en rupture sur le rosé et qui se réapprovisionnent. Ils se sont calés sur les prix de la dernière campagne, mais sur le gros des volumes, la campagne n’a pas encore réellement démarré », indique Louis Servat, président régional des courtiers.

Début des enlèvements pour les vins sous contrat

La cave de Lédignan dans le Gard a, elle aussi, déjà commencé à fournir ses clients partenaires « Nous avons déjà livré 750 hl de Chardonnay et 500 hl de rosé à Castel, dans le cadre de notre contractualisation. Nous sommes engagés sur des volumes et prix fixes sur trois ans : 80 € pour le rosé et 100 € pour le chardonnay », indique Anthony Bafoil, le président. Des cours qui peuvent varier selon les partenariats : « Les Grands Chais, qui font beaucoup plus de chardonnay que Castel, nous l’achètent cette année à 95 €/hl. En revanche, sur certaines qualités de rosé, ils nous ont proposé 85 €/hl », poursuit le viticulteur gardois.  A l’Ormarine, le directeur Cyril Payon a également livré les premiers volumes de la récolte 2018. « Nos bases mousseux ont été retirées début octobre. Et nous avons commencé à livrer environ 4500 hl de rosé soit 10% de notre production, car certains de nos clients sont en rupture de stock ». Là encore, les prix sont, sans surprise, identiques à l’an dernier pour les vins sous contrat triennal. La coopérative bénéficie du bonus de 10 €/hl pour les vins labellisés en Terra Vitis pratiqué par Castel.

Depuis le début octobre, les volumes de transaction en rosé s’élèvent à 14 600 hl en VSIG, 110 000 hl en IGP dont 91 200 hl en IGP pays d’Oc selon les statistiques publiées par la Draaf Occitanie.

Des disponibilités à l’identique

Si l’on s’en tient aux chiffres, les disponibilités en ce début de campagne sont quasiment identiques à celles du début de la campagne précédente : la récolte est estimée à 12,3 Mhl (contre 10,45 Mhl en 2017) et les stocks au 31 août étaient au plus bas à 5,9 Mhl (contre 7 Mhl en début de campagne précédente), soit un total de 18,2 millions d’hl disponibles. Avec ce même volume disponible, gage d’un marché à l’équilibre, les prix devraient se tenir. Sauf si les belles récoltes annoncées en Italie et en Espagne, tout comme dans la plupart des régions françaises à l’exception du sud-est, viennent bousculer cet équilibre.

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