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Première en France

Lancement imminent des 5000 premières bouteilles issues d'Artaban

Mardi 09 octobre 2018 par Anne Schoendoerffer

De gauche à droite, dans la parcelle d’Artaban : Jean Bernard Abassie, président des Vignerons du Pays d'Ensérune, Robert Galinié, président de l’ association “Émancipatrice paysanne, Christophe Schneider, ingénieur de recherche Innovation variétale à l’INRA de Colmar et Rémy Cailliatte, adjoint au chef du département “Biologie Amélioration des plantes” à  l’INRA d’Avignon.
De gauche à droite, dans la parcelle d’Artaban : Jean Bernard Abassie, président des Vignerons du Pays d'Ensérune, Robert Galinié, président de l’ association “Émancipatrice paysanne, Christophe Schneider, ingénieur de recherche Innovation variétale à l’INRA de Colmar et Rémy Cailliatte, adjoint au chef du département “Biologie Amélioration des plantes” à l’INRA d’Avignon. - crédit photo : Anne Schoendoerffer
Les vignobles Foncalieu, union de caves coopératives en Occitanie, s'apprête à lancer 5000 bouteilles issues d’une des 4 variétés résistantes françaises : l’Artaban. Première entreprise viticole à commercialiser des resdur 1, et pour l’instant la seule. Après l’expérimentation côté vignoble, elle se penche aujourd’hui sur le positionnement marketing.

Tout a commencé en 2005. Ma réflexion était de créer un vignoble qui puisse produire des raisins à moindre coût tout en respectant au maximum l'environnement” confie Gabriel Ruetsch, le responsable agronome des vignobles Foncalieu. Une petite vigne expérimentale de 50 ares est ainsi plantée en 2007 avec une variété Bouquet. La première production de 2010 correspond aux attentes avec notamment la réduction des traitements contre les principales maladies de la vigne : mildiou, oïdium et ravageurs. “Nous avons dû ensuite attendre jusqu'en 2016 que les variétés résistantes soient autorisées pour commencer à les planter” précise Gabriel. Grâce à ses contacts avec l’Institut National de la Recherche Agroalimentaire de Colmar (INRA), les expériences se sont tournées vers les variétés résistantes française : les resdur 1. Précisément avec la variété Artaban, le seul matériel végétal disponible à l’époque.

Seulement deux traitements

C’est donc en 2016, qu’environ 4500 pieds d’Artaban sont plantés sur 1ha 35. Cette parcelle est gérée au sein de la coopérative par l’association “Émancipatrice paysanne”. Son président, Robert Galinié raconte en direct de la vigne, fièrement : “nous avons vendangé ce 12 septembre 2018, 4,4 tonnes. En deuxième année de conversion bio, la parcelle n’a eu que 2 traitements (soufre et cuivre) contre l'oïdium”. Alors même que le Languedoc a subi une très forte pression cette année.

Christophe Schneider, ingénieur de recherche Innovation variétale à l’INRA de Colmar, également présent, constate : “je vois quelques symptômes ponctuels de mildiou qui sont typiques de la résistance partielle. Il n’y a rien d’inquiétant”. Preuve est faite que le cépage Artaban résiste donc bien à cette maladie cryptogamique. Pendant que les jus finissent actuellement leur élevage chez les vignerons du pays d'Ensérune, une des caves du groupe Foncalieu, le département marketing a commencé à brainstormer pour le lancement à venir de ces 5000 bouteilles.

En plein questionnement marketing

Gaëlle, chef de projet marketing des vignobles Foncalieu travaille sur le projet :”tout d’abord, nous ne devons pas parler de cépages résistants, mais de nouvelles variétés françaises naturellement adaptées à nos terroirs de demain. Le mot résistant fait peur”. Les 4 variétés Resdur 1 (Artaban, Floréal, Voltis et Vidoc) pour (résistance durable) qui viennent d'être inscrites au catalogue, font déjà beaucoup parler d’elles. On comprend donc aisément les problématiques marketing qui se posent. Faut-il garder le nom de ces cépages qui n'évoque (encore) rien aux consommateurs ? Comment les interroger sur le développement durable ? Quel est le positionnement prix à avoir ? Autant de questions auxquelles la plateforme de marques (qui réunit différents services experts au sein de la coopérative et une agence de communication externe) tente de résoudre.

Ces 5000 bouteilles seront en vente courant 2019 dans les caveaux de la coopérative et en CHR. “Nous pensons que ces cuvées peuvent intéresser les cavistes et les restaurateurs curieux et sensibilisés au développement durable” précise Gaëlle. Une chose est sûre : cette cuvée sera la première commercialisée en France avec une variété française. Et la seule. Pour l’instant. Le président des vignobles Foncalieu, Michel Servage est confiant : “Ces vins sont attendus par nos clients”.

 

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