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Innovation

La flavescence dorée sous l’œil des caméras

Lundi 01 octobre 2018 par Chantal Sarrazin

Les chambres d’agriculture des Bouches-du-Rhône et du Var expérimentent depuis cette année l’utilisation d’une caméra infrarouges embarquée de nuit sur des machines à vendanger
Les chambres d’agriculture des Bouches-du-Rhône et du Var expérimentent depuis cette année l’utilisation d’une caméra infrarouges embarquée de nuit sur des machines à vendanger - crédit photo : Chambre d'agriculture des Bouches du Rhône
Les chambres d’agriculture des Bouches-du-Rhône et du Var testent une nouvelle solution de prospection de la flavescence dorée : une caméra infrarouge embarquée sur des machines à vendanger.

Pour optimiser la prospection de la flavescence dorée, les chambres d’agriculture des Bouches-du-Rhône et du Var expérimentent depuis cette année l’utilisation d’une caméra infrarouges embarquée de nuit sur des machines à vendanger. « Les symptômes de la maladie apparaissent de plus en plus tard dans la saison et coïncident avec la période chargée des vendanges, expose Sébastien Attias, chef du pôle développement technique à la chambre d’agriculture des Bouches-du-Rhône. Le recours à une caméra au moment de la récolte intervient donc a point nommé et doit permettre de faire gagner un temps précieux à la prospection qui s’effectue actuellement à pied. » Autre intérêt, aucune rangée, aucun ceps de vigne n’échappe à l’œil de cet appareil. Cinq parcelles d’un hectare environ infectées par la flavescence dorée on fait l’objet de cet essai dans les Bouches-du-Rhône. Deux machines à vendanger de modèles différents ont été équipées. Une perche sur laquelle repose la caméra a été mise au point pour éviter toutes vibrations.

Analyse précise des variations de couleur des feuilles

Mis au point par la start up Agrio basée à Sophia Antipolis (06), cette caméra possède des capteurs qui analysent avec précision les variations de couleur des végétaux. Les images prises par ces dernières sont stockées dans une console qui se trouve dans la cabine de la machine à vendanger. Elles sont ensuite transférées sur un serveur puis traitées par un algorithme qui calcule un risque sanitaire pour chaque pied de vignes. Ces résultats sont restitués sur une interface web sous forme de cartographie qui donne un état global de la parcelle en 3 D. Sur une autre carte, chaque pied contaminé est repéré par un point GPS. À terme, ces données seront directement consultables sur les smartphones. Les informations recueillies sont actuellement en cours de traitement et devraient être délivrées aux chambres d’agriculture dans le courant du mois. « Nous allons les confronter aux résultats de la prospection réalisée à pied ainsi qu’à ceux que nous avons collectés avec des drones que nous expérimentons depuis 2016 », déclare Sébastien Attias. Selon Boyan Nedeltchecv, président d’Agrio, « les premiers résultats sont d’ores et déjà prometteurs. »

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