LE FIL

Communiquez !

Vendredi 07 septembre 2018 par Marion Sepeau Ivaldi

A part le bio, les consommateurs ne connaissent que très peu les labels environnementaux, conclut une étude menée par Verallia. C’est presque devenu une lapalissade de le dire ! Et pourtant, ce constat tiré depuis des années et des années ne fait pas avancer les choses. On observe, on commente, on dit y a qu’à, faut qu’on… Et puis, tous ces rêves de grande communication font pschitt ! Terra Vitis n’évoque toujours rien pour le consommateur, les Vignerons indépendants peinent à obtenir des crédits pour communiquer sur la HVE. Quant à expliquer que certaines AOC font de l’environnement mais pas toutes : c’est un grand défi remisé au fin fond de la pile « à traiter »…

Bref, en matière de communication environnementale, la filière vin s’apparente plutôt au grand colosse immobile. Heureusement, il y a ce bon vieux bouche-à-oreille : 62 % des consommateurs de vins responsables ont été initiés par un tiers, nous dit l’étude. Les consommateurs et les cavistes se refilent entre eux les informations sans que l’on ne sache si elles sont correctes.C'est le danger du bouche-à-oreille. On pense notamment à cette information relayée cette semaine par nos confrères de Terre-net. Opéré à l’hôpital, un éleveur a eu la surprise de découvrir que sa chirurgienne était persuadée que les vaches françaises étaient élevées aux hormones et aux antibiotiques. Voilà qu’illustre peut-être abruptement l’effet secondaire du bouche-à-oreille.

Pendant ce temps-là, le CIVB s’est laissé aller à un happening écolo. Une initiative artistique qui permet de passer des messages et qui, espérons-le, fera des émules.

 

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craoux Le 11 septembre 2018 à 09:59:35
Je reprends la dernière phrase du commentaire de VigneronsdeRions > " .. Finalement les vignerons ou paysans sont peut-être les derniers à avoir la sagesse de ne pas se faire imposer leur manière de vivre ou d'agir en fonction des modes, ou de ce que décident certains ayatollah, puisque nous savons bien que c'est la nature qui décide." Certes, on peut arguer que c'est la nature qui décide .. mais, quand par exemple les haies et autres bosquets ont été rayés de la carte pour structurer les territoires en étendues sans vie dédiées aux engins toujours plus lourds et plus puissants, je ne suis pas certain que la nature l'ait décidé et d'ailleurs sa réponse fût claire et nette : biodiversité à la ramasse, gestion hors-sol d'une faune issue d'élevage pour satisfaire les envies d'en découdre au calibre 12 de tous les Béruriers des tristes temps modernes, sols en passe d'être stérilisés .... Bon, j'arrête là car le couplet des paysans et de leur "sagesse" me met hors de moi !
rol Le 10 septembre 2018 à 17:59:03
Bien entendu je pense à 100% comme Vigneronderions et comme lui je me TAIS ....car soit Vitishere est un site du " Réseau social " ou tout le monde peut raconter les histoires les plus extravagantes Fake News et permettre ainsi aux BlaBlateurs de déverser leur égocentrisme ,narcissisme aussi éclatant que leur absence d'une vraie pratique de la vigne......ou c'est un site Viti et alors chaque réaction doit fournir en premier lieu son numero d'exploitant ...sinon aucun interet de discutailler avec ces gens là ...il y a Facebook..et tous les autres sites pour faire briller leur suffisance.... C'est dommage , cela aurait pu etre un site ou les vignerons auraient pu échanger mais je vois dès les premiers mots des réactions qu'il n'y a quasiment plus de professionnels alors se taire...!!!
VignerondeRions Le 08 septembre 2018 à 11:43:49
En même temps vu la désinformation perpétuelle qui est déversée sur l'agriculture Française, nous pourrions passer nos journées et nos nuits à communiquer, y engloutir tout l'argent que nous n'avons même pas pour vivre ou pour payer mieux nos salariés (!!!) je ne suis pas certains que cela servirait à grand chose. La communication est une forme de désinformation, car il n'y a pas d'explication, simplement des axes définis pour faire passer des messages qui sont choisis en amont par l'entité qui veut communiquer. Un jour peut être que les gens (la grande masse, pas 2.5% de la population) auront vraiment envie de savoir comment on travaille, mais aujourd'hui, je ne crois vraiment pas que ce soit le cas. Il suffit de regarder la société agir, on nous explique que les gens sont prêt à payer plus, mais dans la vrai vie on passe notre temps à nous battre pour arriver à vendre quelques centimes de plus... Les gens se précipitent sur les promos (une achetée, une offerte). Ceux qui croient savoir comment on travaille nous expliquent qu'on peut récolter du raisin sans traiter (???) puisque 90% d'entre eux affirment que les Bio ne traitent jamais. Bref c'est vrai qu'on ne dit pas grand chose, mais si c'est pour raconter des fictions ou des mensonges ce n'est peut être pas si utile. Communiquer pour dire que nous ne balançons pas de glyphosate sur nos raisins, pas plus que les maraîchers ou arboriculteurs en balancent sur les fruits et légumes, pourtant on l'a lu sur tout les réseaux sociaux, on l'a entendus à la radio, dans des débats, à la TV... Finalement les vignerons ou paysans sont peut être les derniers a avoir la sagesse de ne pas se faire imposer leur manière de vivre ou d'agir en fonction des modes, ou de ce que décident certains ayatollah, puisque nous savons bien que c'est la nature qui décide.
Valérie Murat Le 07 septembre 2018 à 18:00:26
Forcément avec des labels qui n en sont pas où tout et son contraire sont mélangés et ne garantissent strictement rien pour la santé des producteurs ou de l environnement. Au contraire ! Terra vitis est le label sur le vin de M.Farges analysé en janvier dernier = 16 résidus de pesticides dont des CMR, parmi les plus dangereux ! ...pour un label qui se veut rassurant pour le consommateur...il est tout simplement confusant !!
Benoît Ab-der-Halden Le 07 septembre 2018 à 17:28:05
Bonjour, L’analyse de Verralia relative à la connaissance de la certification eco responsable et durable Terra Vitis par les consommateurs est loin de la réalité du nombre de bouteilles certifiées, d’adhesions reçues. Benoît Ab-der-Halden Président Terra Vitis Rhone Méditerranée
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