LE FIL

Crémants français

Volume, le pétillant retour

Vendredi 07 septembre 2018 par Claire Furet-Gavallet
Article mis à jour le 11/09/2018 11:21:40

Dégustation et point presse de la Fédération nationale des producteurs et élaborateurs de crémant. De gauche à droite : Frank Vichet (président de la fédération), Olivier Sohlers (directeur de la fédération) et Hervé Schwendenmann (président de l'AOC Crémant d'Alsace)Dégustation et point presse de la Fédération nationale des producteurs et élaborateurs de crémant. De gauche à droite : Frank Vichet (président de la fédération), Olivier Sohlers (directeur de la fédération) et Hervé Schwendenmann (président de l'AOC Crémant d'Alsace) - crédit photo : Claire Furet-Gavallet
La Fédération nationale des producteurs et élaborateurs de Crémant a dressé le bilan de la récolte 2018. La quantité et la qualité donnent satisfaction.

Le millésime 2018 est chargé d’espoir pour les producteurs de Crémant français. Regroupés pour un point presse le 5 septembre, le président et les représentants des huit AOC (Alsace, Bourgogne, Bordeaux, Loire, Limoux, de Die, Jura et Savoie) de la Fédération nationale des producteurs et élaborateurs de crémant (FNPEC) ont fait part de leur grande satisfaction. Le volume national devrait approcher les 750 000 hL toutes régions confondues.

Frank Vichet, président de la FNPEC déclare : « globalement, nous sommes très contents de ce millésime 2018, la qualité et la quantité sont au rendez-vous. Nous attendions cela depuis longtemps vu nos dernières récoltes. » Des réactions restent mitigées comme à Bordeaux, où la pression parasitaire a été exceptionnellement forte. « De mémoire de vigneron, ça fait très longtemps que nous n’avions pas eu de situation pareille ! » s’exclame Dominique Furlain, président du syndicat des élaborateurs de crémant de Bordeaux. « La situation est très hétérogène. Certains vignerons ont bien réussi leur protection à la vigne, d’autres moins. » Il est difficile d’estimer la récolte à Bordeaux comme en Loire, où le mildiou a aussi sévi.

Maturité hétérogène

Les différences de maturité sont également remarquables pour 2018 : « En Bourgogne, le Sud a vendangé parfois avant le Nord. Les vendanges de crémant vont s’étaler sur 3 à 4 semaines, c’est beaucoup ! L’acidité est peu prononcée, et pour cause, la sécheresse fait apparaître souvent des taux faibles d’acide malique. Il ne faut pas traîner pour ramasser et être vigilant en cave. » précise Pierre du Couëdic, délégué général de l’Union des élaborateurs de crémant de Bourgogne. Pour les autres AOC, les réactions vont bon train et les discussions s’enveniment sur le stock et les possibilités d’export à venir. Pour l’heure, quelques régions ont fait part de leurs estimations de récolte pour 2018 :

 

 

Estimation 2018 (en hL)

Production 2017 (en hL)*

Alsace

+ de 300 000

242 000

Bordeaux

75 000

44 000

Bourgogne

NC

152 000

Loire

NC

140 000

Jura

23 000

8 000

Limoux

NC

41 000

de Die

2 500-3 000

- de 500

Savoie

4 000

2 000

 

*source : data douanes

** NC : non communiqué

En quête de vendangeur

Lors du point presse, de nombreux présidents d’élaborateurs de crémant de chaque région ont fait part de leur manque de cueilleurs. « Dans le Jura, même l’association Soelis, spécialisée dans le recrutement d’ouvriers agricoles, a du mal à trouver. Il manque au moins 300 personnes pour couper le raisin. Les équipes sont incomplètes en permanence. » s’indigne Frank Vichet. En Alsace, la mise en place cette année, par le conseil départemental du Bas-Rhin, du cumul RSA-revenu saisonnier pour les chômeurs souhaitant travailler pendant les vendanges pourrait ouvrir la voie à d’autres régions viticoles françaises en cas de succès.

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