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L'étiquetage, thème de la visite de Vytenis Andriukaitis

Mardi 04 septembre 2018 par Marion Sepeau Ivaldi

De gauche à droite : Thierry Coste, président du comité vin du Copa/Cogeca, Vytenis Andriukaitis, Commissaire européen à la Santé, Thomas Montagne, président des Vignerons indépendants.
De gauche à droite : Thierry Coste, président du comité vin du Copa/Cogeca, Vytenis Andriukaitis, Commissaire européen à la Santé, Thomas Montagne, président des Vignerons indépendants. - crédit photo : CEVI
Au lendemain de la visite de Foncalieu et du Château La Grave de Vytenis Andriukaitis, vignerons indépendants et coopérateurs saluent la qualité d’écoute du Commissaire à la Santé.

« Nous avons rencontré un Commissaire à l’écoute » se satisfait Thomas Montagne, président des Vignerons Indépendants. Présent également lors de la visite de Vytenis Andriukaitis le 3 septembre à Foncalieu et au Château La Grave, Thierry Costes, président du comité vin du Copa/Cogeca, salue  l’attitude très ouverte du Commissaire. Clairement, les deux responsables professionnels ont le sentiment d’avoir donné à voir le casse-tête qu’est la logistique des vins avec ses petits lots, ses corrections de cuvées,… Ils estiment avoir montré comment toutes ces pratiques peuvent être autant de source d’ajustement des étiquettes si une législation trop drastique venait à imposer un étiquetage nutritionnel et des ingrédients trop précis. Le Commissaire a eu la preuve par l’exemple des difficultés d'adaptation que cela pourrait représenter pour le vin. Il est parti en affirmant « qu’il avait appris des choses » rapporte Thierry Coste.

Volonté de conclure un accord

Cette visite n’est pas qu’une simple formation à l’étiquetage des vins. Elle a aussi donné lieu à la présentation de propositions sur l’étiquetage des vins. Car la filière vin le rappelle à l’envi : le secteur veut avancer sur le sujet et aboutir à une réglementation rapidement (avant les échéances européennes de l’an prochain). Cette volonté de célérité est mue par la crainte que les Etats membre, en l’absence de législation européenne, décident de légiférer seuls. Ce serait alors une vraie difficulté pour les vignerons qui devraient ajuster leurs étiquettes à chaque pays et chaque réglementation.

L'exception viticole

Convaincus que la rédaction d’une législation européenne est une bien meilleure option, les vignerons indépendants et coopérateurs militent pour qu’une solution négociée soit trouvée. "Nous sommes favorables à ce que le taux de calorie apparaisse sur l’étiquette de vin ( Ndlr : un taux standard, défini en fonction de la catégorie de vin : rouge, effervescent, liquoreux…)" indique Thierry Coste. Concernant l’étiquetage des ingrédients, les producteurs de vin sont favorables à ce qu’il soit dématérialisé et demandent du temps pour que soit discutée la liste des ingrédients (celle-ci n’est toujours pas définie).  

Les deux responsables professionnels militent pour que cette réglementation soit intégrée au texte de la future PAC. Ce qui voudrait dire une entrée en vigueur en 2021/2022. Ce serait aussi un moyen de conserver une spécificité réglementaire de plus pour le vin et de ne pas être régi par la future réglementation commune des boissons alcoolisées. Le Commissaire européen n'a pris aucun engagement officiel lors de sa rencontre avec les responsables professionnels viticoles.

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