LE FIL

Créer un élan autour du changement climatique

Vendredi 31 août 2018 par Marion Sepeau Ivaldi

La succession des millésimes difficiles montre peu à peu ce que le changement climatique aura comme conséquence sur la production viticole. Ce millésime 2018 en est un énième exemple. Devant ce constat, ne faudrait-il pas lancer en France, un grand projet autour de l’adaptation des pratiques viticoles aux évolutions climatiques ? Dans le domaine, la France mène, certes, quelques projets de recherche.  Mais cet enjeu ne mériterait-il pas davantage ? Ne faudrait-il pas mieux coordonner les recherches, s’assurer de la transdisciplinarité, construire un budget ambitieux pour, au final, créer un élan autour de cet enjeu collectif, qui touche le quotidien de chaque viticulteur, vigneron, coopérative, négoce ? La viticulture a, par exemple, besoin de repères techniques sur l’irrigation, le choix des parcelles, les palissages, les effets de l’ombrage, les variétés moins riches en alcool, la protection contre la grêle et celle contre le gel… La filière a besoin de données pour mesurer son impact sur le changement climatique, comment agir pour diminuer ses émissions, comment elle participe au stockage du carbone.

Le dépérissement du vignoble a su fédérer les laboratoires de recherche et instituts techniques autour de cette lutte où la perte de rentabilité se mesure en argent sonnant et trébuchant. Ce plan national ne pourrait-il pas inspirer un vaste projet sur la thématique du changement climatique ? Les outils sont à portée de main, ne reste plus qu’à créer la dynamique.

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VOS RÉACTIONS
ISSALY Michel Le 02 septembre 2018 à 10:03:06
Bjr, Juste ce petit message pour vous informer qu'un groupe de travail à été formé il y a maintenant deux ans au sein des entités France Agrimer et INAO pour aborder la thématique des conséquences du changement climatique. Ce groupe est composé de l'ensemble des représentants de la filière viti-vinicole avec des experts spécialises sur les problématiques climatiques. L'objectif est de comprendre les évolutions et d'amener dans les deux ans un certains nombre de solutions pour s'adapter à ce changement. Comme vous le soulignez le sujet est capital pour notre filière et nous ne sommes que au début des conséquences. Nous sommes conscient des enjeux sur la viticulture, sur les vins, sur la transmission des entreprises qui va forcement être impacté à cause de coûts de production de plus en plus élevè, de rendement à la baisse, de profil aromatique évoluant, de délocalisation, de cépages peu ou pas résistant... Vous comprendrez bien que ce sujet ne peux pas nous avoir échappé sous peine d'irresponsabilité. Bien cordialement, Michel ISSALY Ancien Président des VIF.
tchoo Le 01 septembre 2018 à 09:52:45
Je vais vous raconter une anecdote: il ya quelques années, dans un recrutement pour un organisme départemental de conseil en agriculture et viticulture, à la question "quel est le plus grand défis que vous pensez qu'il faut relever dans les prochaines années", je répondis l'adaptation des cépages et des pratiques viticoles et oenologiques au changement climatique: ricanements du recruteur par ailleurs directeur dudit organisme qui me renvoya piteusement dans les talanquères. Depuis je pense souvent à lui (à elle en fait)
basile Le 31 août 2018 à 15:14:30
Bonjour , on sait bien que tout cela est de la faute des écologistes et qu'il suffit de les supprimer pour pouvoir arroser ,arracher replanter (avec subventions ..) glyfosater, ... et tout ira bien dans le meilleurs des mondes. Il ne s'agit pas de "s'adapter"; un leurre que l'industrie pense pouvoir mettre à profit, son profit La nature aura toujours le dessus, mais penser à nos générations futures (immédiat) ?Si cela ne rentre pas dans leurs calculs, cela devrait au moins etre notre préocupation
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